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Night of the Proms : Quand le classique rencontre la pop

Night of the Proms : Quand le classique rencontre la pop
26 Mai - Palais Nikaïa (Nice)

En attirant des centaines de milliers de spectateurs chaque année, le Night of the Proms est l’un des événements musicaux live les plus attendus. Son originalité vient de cette formidable alliance entre la musique classique et la pop-music. Le plateau de haut niveau permet au public d’assister à l’interprétation d’œuvres très populaires de la musique classique, entrecoupées de tubes mondialement connus interprétés par leurs créateurs.

Pour cette tournée française de huit dates, qui faisait escale à Nice le 26 Mai, et à Marseille le 27, le plateau était, une fois de plus, prestigieux : Cunnie Williams, Julie Zenatti, Florent Pagny, Randy Crawford (qui remplaçait les Pointer Sisters), David Garrett et John Miles. Tout ce beau monde était accompagné par l’orchestre symphonique Il Novecento (sous la baguette de Robert Groslot), la chorale Fine Fleur, et le groupe Electric Band. J’avais souvent entendu parler de ce concept original : des artistes pop accompagnés par des musiciens classiques, mais je ne m’attendait pas à ça. Quelle soirée !

Le Classique …


Tout commence à 20h30 précises. Le Palais Nikaïa tremble avec Ainsi parlait Zarathoustra, un des chefs d’œuvre de Richard Strauss. S’en suivront, dans le désordre, quelques joyaux du classique : l’Ouverture de la Pie Voleuse, de Rossini, pendant laquelle le percussionniste Patrick de Smet (aussi à l’aise sur les percussions d’orchestre que derrière une paire de congas…) fera participer le public ; l’Ouverture 1812 que Tchaïkovski a écrit pour célébrer la victoire des russes sur l’armée napoléonienne, lors de la bataille de 1812. Pour mieux se moquer des français, il y a inclus des fragments de la Marseillaise…

Nous retrouvons aussi l’ouverture de la 5ème Symphonie de Beethoven, universellement connue, ou la valse n°2 de Chostakovitch, que celle qui était assise derrière moi a pris pour le « Beau Danube Bleu » de Strauss… (NDR : Pour ceux à qui le titre ne dit rien, je leur répondrai que cette musique figure dans une pub).

Mais ce type de concert permet aussi de découvrir quelques morceaux un peu moins connus : La Danse rituelle du feu (de Falla), la Danse Slave n°1 de Dvorak, ou Zirkus Renz (Peter) au cours de laquelle le percussionniste Smet s’installera derrière un vibraphone et donnera une leçon au public présent !

Avant de parler de la pop, j’insisterai sur la chorale Fine Fleur. Cette chorale est composé de 50 chanteurs qui ont interprété trois morceaux : le Carmina Burana (Orff), le Chœur des Esclaves de Nabucco (Verdi) et le magnifique «Land of hope and Glory », devenu le deuxième hymne officiel britannique. Je vous laisse imaginer l’émotion qui a empli la salle… Pour beaucoup de personnes dans le public, c’était la première fois qu’ils voyaient et entendaient un orchestre symphonique et une chorale. Et c’est justement ce qui fait la force de ce concept : c’est un spectacle calibré « tout public », didactique, amusant, festif… Certains sont venus pour entendre du classique, d’autres pour voir Zenatti, (beaucoup) d’autres pour entendre Florent Pagny… Peu importe les goûts personnels, tout le monde était aux anges.

… Mélangé à la Pop

Aux anges, car le maître mot est « fusion ». En théorie, la pop music n’est pas pensée pour être interprétée par un orchestre symphonique, mais ce soir-là, les arrangements étaient vraiment au top niveau. Le premier à en faire les frais fut Cunnie Williams. Arrivé sur scène au son de You’re the first, the last, my everything, de Barry White, il enchante le public avec sa voix basse à outrance, et son tube Come back to me. Le ton de la soirée est donné : ça va être un grand moment. C’est parti pour presque 3 heures de spectacle (entracte compris). Les chansons pop seront entrecoupées de moments classiques avec l’Orchestre Il Novecento et un jeune prodige du violon : David Garrett. Il est jeune, il est beau, il joue bien, et avait tellement plu au public de l’année passée qu’il revient cette année.

Le premier moment fort arrive avec le tube Music, interprété par John Miles. « Music was my first loooooooooooooooooooove » C’est assez impressionnant. C’est grâce à cette chanson que John Miles a pu jouer avec les plus grands : de Tina Turner à Joe Cocker, en passant par les Rolling Stones, Led Zeppelin ou Elton John. Il enchaîne avec le tube immortalisé par les Korgis : Everybody’s gotta learn sometimes. Un grand moment, avec le retour de David Garrett qui interprète magistralement le solo de violon original.

Comme les Pointer Sisters sont trop sclérosées, elles ont préféré annuler au dernier moment (enfin officiellement…). Elles seront remplacées par la grandiose Randy Crawford. Celle qui, il y a quelques années avait repris le tube de John Lennon, Imagine, pour en faire un vrai moment d'émotion va nous enchanter avec sa voix. Les fans de musique jazz, du style Diane Reeves ou Diana Krall sont ravis. Elle n'est plus toute jeune, certes, mais elle y va !

Cunnie Williams revient pour nous interpréter son dernier single, l'émouvant War Song, avant de laisser la place à Julie Zenatti. L'ancienne Fleur-de-Lys de Notre-Dame de Paris s'affirme désormais. Elle sait chanter, et le prouve avec ses singles Dans les yeux d’un autre et La vie fait ce qu’elle veut, accompagnée par John Miles au piano (NDR : elle ne sait pas la chance qu'elle a !). Avant de repartir, elle a voulu faire une surprise au public en reprenant un New-York, New-York qui aurait fait pâlir d'envie Liza Minelli… Quelle voix !

On s'approche de la fin du spectacle. C'est l'heure à laquelle Florent Pagny fait son apparition. Il s'est même coiffé, pour l'occasion ! Le public est en délire. Il commence par un medley de quelques-uns de ses tubes : Dis-moi, Bienvenue chez moi, Si tu veux m’essayer. Puis, moment d'émotion avec Et un jour une femme. (NDR : Je vous rappelle qu'il est accompagné par l'Orchestre. Donc, essayez d'imaginer la beauté de la performance). On pensait que c'était impossible, mais ils l'ont fait. Quoi donc ? Reprendre son dernier single, Ma liberté de penser, accompagné par des musiciens classiques. Le résultat est … étonnant, mais réussi. Par contre la reprise du tube de Queen, We are the champions (en duo avec John Miles), est une horreur (NDR : Il l'avait déjà reprise sur son album "2", en duo avec David Hallyday). Comment Pagny, avec son accent anglais pourri, a-t-il osé reprendre cette chanson ? Heureusement que John Miles est là pour contre balancer la médiocrité de l'interprétation ! Je m'attendais à mieux… Enfin, c'était vraiment la seule fausse note de la soirée. Surtout qu'il termine sa prestation par Savoir aimer, qui fut une grande réussite.

C'est le moment du rappel. Comme il est de tradition, tous les artistes reviennent sur scène et entonnent, sous la houlette de John Miles, le fameux Hey Jude (NDR : Ai-je besoin de préciser qui a immortalisé cette chanson ?). Inutile de vous dire que les 50 chanteurs composant la chorale ont donné de la voix sur la fin de la chanson.

En définitive, je suis conquis, comme le public présent ce soir-là à Nice et le lendemain à Marseille. La réunion du classique et de la pop peut se faire, on en a la preuve. A noter qu'un album, reprenant les meilleurs moments de la tournée 2003, sortira à la rentrée.

 
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Semaine du Lundi 02.06.2003

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