Mariah Carey sans maison de disques
Avec l'échec commercial de son film et album
Glitter, la chanteuse qui vendait le plus d'albums dans les
années 90 et qui signait encore, il y a à peine un
an, des contrats colossaux, est passée de génératrice
d'énormes bénéfices à mauvais investissement.
Voilà pourquoi sa maison de disques, calculs faits, a préféré
rompre le contrat qu'elle avait signé avec la chanteuse.
En effet, ayant signé pour 90 millions d'Euros avec Mariah
Carey pour la production de cinq albums, Virgin Records, la filiale
américaine du groupe britannique EMI, avait misé gros
sur le potentiel de la chanteuse. Mais, avec un marché de
la musique loin d'être au mieux de sa forme et le tollé
commercial du premier album, EMI a préféré
limiter les dégâts en rompant son contrat avec l'artiste.
Glitter - l'histoire d'une jeune femme qui sort de la galère
grâce à un beau dj qui va la lancer - s'est fait démonter
par la critique (il fait parti des favoris pour remporter le titre
du plus mauvais film de l'année), et a à peine rapporté
3 millions d'Euros.
Quand à la bande originale du film, elle ne s'est vendue
"qu'à" 2 millions d'exemplaires. Ceci a entraîné,
selon EMI, une perte de presque 10 millions d'Euros. Il est vrai
qu'avec au total 140 millions d'albums et singles vendus, la chanteuse
nous avait habitués à mieux.
Mariah Carey a non seulement été confrontée
à un important échec commercial, mais a aussi souffert
sur le plan moral et a du se faire hospitaliser deux fois depuis
l'été dernier pour "fatigue extrême"
et "troubles nerveux".
Aussi, on arrivera facilement à se passer de la plaindre
car, avec 31 millions d'Euros de dédommagement, en plus des
23 millions qu'elle a reçus au moment de la signature du
contrat, l'artiste a largement de quoi s'offrir une retraite confortable.
Ce n'est pas le cas d'EMI qui, avec le ralentissement économique
mondial et le développement de l'Internet et des techniques
de piratage, n'est pas au bout de ses peines. Surtout si elle veut
convaincre les investisseurs de la bonne santé du groupe
alors que la bourse de Londres émet un "profit warning"
à son égard.
Mais, selon le directeur d'EMI qui va tout mettre en œuvre pour
lutter efficacement contre le piratage et relancer l'industrie du
disque, les choses vont bientôt changer. Alors, si le piratage
est vraiment l'origine des mauvais résultats de Virgin, on
lui souhaite de tout cœur bonne chance...
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