Herbie Hancock
Après trois ans d’absence, Le maître absolu
de l’electro jazz-funk, Herbie Hancock, daigne enfin sortir un nouvel
album. En effet, depuis le très décevant Return
of the Headhunters sorti en 1998, les fans attendaient l’heureux
événement avec grande impatience ! Mais ô Malheur
! Quelle déception... Dans son nouvel album, Futur 2 Futur,
on découvre que celui qui nous a appris à aimer le
jazz alors que nous trouvions ça ennuyeux et sans cohérence
rythmique, a bien vieilli. Herbie s’efforce par l’intermédiaire
de voix d’enfants de nous apprendre La sagesse… du vieil homme qu’il
est à présent ? Non, ne soyons pas si négatif.
Le morceau « The essence » rattrape un peu l’ensemble
avec un mélange de rythmes jungle/acid jazz…
Mais que sont devenues les modulations planantes et les impros
hypnotiques de Sextant (1972) ? Suite à sa longue
collaboration avec Miles Davis, de 1967 à 1972, Herbie
Hancock sort Sextant chez Columbia. En trois titres et en
seulement 39 minutes de musique, ce disque vous transporte
là où les musiques électroniques actuelles
n’ont jamais eu accès.
Egalement en 1972, il compose et interprète la musique
du film « Un justicier dans la ville » avec Charles
Bronson, digne des plus belles musiques blackxploitation. Puis de
1973 à 1975, Herbie nous ouvre les voix du funk… Son album
Headhunters(1973), influencé par Sly Stone, est à
la base du hip-hop d’aujourd’hui. Cet album est indémodable.
Les sons s’envolent et c’est la consécration du public..
Suivrons Thrust en 1974 et Man-child en 1975, des
classiques de sa période jazz-funk.
Mercredi 14 novembre avait lieu le concert d’Herbie Hancock à
l’Olympia pour promouvoir son nouvel album… j’ai cru que j’allais
partir au bout d’une demi-heure : ambiance jazz expérimental,
v-jay à l’appui… Mais heureusement, j’ai patienté.
Au bout d’une heure d’expérimentations discontinues sur une
base jazzy, les musiciens ont fait un break (on en avait tous besoin
!). Reposés, ils ont repris avec les meilleurs morceaux electro-funk.
: la salle a explosé !
Herbie Hancock veut suivre les évolutions techniques des
nouvelles créations musicales… pour preuve un v-jay animait
le concert ! Mais c’est justement ce que son public regrette.
Il doit rester dans la légende aux côtés
de ceux qui ont influencé sans jamais avoir été
influencés.
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