Les Victoires de la Musique 2003
Une fois n’est pas coutume, nous avons décidé
de publier un double article sur les Victoires de la Musique 2003.
Maud se placera « côté public », et vous
donnera l’opinion d’une mélomane ; tandis que Patrice se
placera du côté des professionnels…
L’opinion de Patrice …
Comme chaque année, je me réservais pour
un article sur les Victoires, l’événement de l’année
pour les amateurs de variété. J’avais même concocté
une petite news annonçant le palmarès juste à
la fin de l’émission. Et voilà que Maud me devance,
et me fait parvenir sa prose sur la soirée. Ah ! Je me meurs
! Bon, calmons-nous. Il faut raison garder. Je décide alors
de faire un article sur cette soirée, mais du côté
des professionnels. Je vais donc essayer d’analyser leurs choix
et leurs réactions… Je préviens d’avance les simples
mélomanes : ils risquent de se perdre dans les noms et références
évoquées. Attention, à l’image de la soirée,
cet article est long et soporifique.
Avant de débuter, je rappellerai les moments forts de
la 17 ème édition des Victoires, l’année dernière
: Bertrand Cantat , de Noir Désir, reprochait à
Jean-Marie Messier , alors PDG du groupe Vivendi Universal,
d’utiliser le nom de leur groupe comme faire valoir à l’export.
AstonVilla , quant à eux, ne remerciaient pas Hervé
Lasseigne , ancien PDG de Bmg France, maintenant chez Inca,
pour s’être débarrassé d’eux comme de vulgaires
yaourts, qu’on jette une fois la date d’expiration dépassée.
Epic et Barclay se rappellent aussi des piètres prestations
live de Lorie et Matt , qui ont chanté faux
du début à la fin… Bon, passons à la 18ème
édition….
Comme vous le savez sans doute, cette année l’association
des Victoires de la Musique, qui organise et produit la soirée,
a changé de président. Marc Thonon , Pdg du
label Atmosphériques, a cédé la place à
Christophe Lameignère , Dg de Zomba Records. Dans
le public nous retrouvons le Ministre de la Culture : Jack L… Euh,
non, excusez-moi, je suis tellement habitué ! Je reprends,
le Ministre de la Culture : Jean-Jacques Aillaguon (que l’on
a vu au Midem prôner une baisse de la TVA sur le disque),
à côté de Marc Tessier , le PDG de France
Télévision ; ainsi que Dominique Baudis , président
du CSA, auquel Delarue cire allègrement les pompes. L’émission
est produite par la société Act 4 ; la direction
artistique avait été confiée à Nathalie
André (Nao) ; la réalisation à Jérôme
Revon ; et la diffusion audiovisuelle était assurée
en « direct » (enfin c’est ce qui était dit…)
par France 2 (Unité de divertissements Yves Bigot ).
La soirée débute par une visite des loges en compagnie
de Ness. Et là, première question : que fait Seb dans
la loge de Sanseverino ? Ce dernier voudrait-il quitter Asterios
pour Zamora ? La question reste entière… Deuxième
surprise : l’engagement des Victoires de la Musique contre la guerre.
En ouvrant par « Manhattan-Kaboul », je pense que le
message est explicite, non ? En tout cas, Virgin et la famille
Séchan (je ne vois pas David, ni Thierry ?) sont aux anges.
Ca laisse présager d’une suite propice à Renaud
. La chose est officielle quelques minutes après : «
Boucan d’Enfer » est élu album variété
de l’année. Dans la salle, Jean-Pierre Bucolo et Alain
Lanty savourent leur victoire. Je dois dire que c’est très
touchant de voir le timide Renaud trembler devant ses pairs, qui
viennent juste de reconnaître son talent, et de saluer son
come-back. C’est ensuite au tour de Wea de se réjouir,
car la canadienne Lynda Lemay vient de remporter la victoire
de l’artiste féminine de l’année. Après avoir
remerciée sa production, Caliméro , et son
tourneur, Azimuth , elle n’oublie pas le petit mot, quasi-obligatoire,
pour la Warner …Elle a bien appris son discours. Entre parenthèses,
je tiens à préciser que les Rita Mitsouko étaient
nominés dans la même catégorie. Aurait-on oublié
le pov’ Fred Chichin ? C’est sûr, Catherine a du charisme,
mais il ne faut pas oublier que Rita Mitsouko est un duo… Enfin,
on arrive au premier moment fort de la soirée. Jusqu’à
présent, tout ce que les professionnels avaient présenti
s’est avéré juste.
On aborde maintenant la catégorie groupe ou artiste révélation
de l’année. Les nominés sont : Bénabar (Zomba),
Calogero (Rapas / Mercury), Vincent Delerm (Tôt
ou Tard) et Natasha St Pier (Columbia), qui fait tâche
d’encre au milieu, mais bon…Le public va voter tout au long de la
soirée pour l’un d’eux. Après avoir découvert,
je dois l’avouer, le jeune Bénabar nous parlant de
sa « majorette », et après avoir apprécié
la prestation live de mon chou chou : Calogéro , nous
voilà transporté à Toulouse, ville où
Indochine donne un concert. Ca tombe bien, ce sont eux, enfin
lui, qui remporte la victoire de l’album pop rock de l’année.
Après les avoir laissé terminer leur chanson, nous
les retrouvons, une demi-heure après, toujours en duplex
depuis de Toulouse. Cet abruti de Drucker trouve bon de dire qu’ils
ne jouent pas au Zénith. Faut suivre l’actu, mon gars ! AZF
est passée par là… Après avoir remercié
toute l’équipe artistique de Columbia , ainsi que
sa « manageuse », Virginie Borgeaud , Nicolas
Sirkis se lance alors dans une diatribe contre les pseudo-directeurs
artistiques qui peuvent ruiner le début de carrière
d’un artiste en lui laissant penser que ce qu’il chante est mauvais,
et ne va pas se vendre. Il rend d’ailleurs grâce au public
qui peut encore « réimposer un artiste »… Cela
méritait d’être dit. Dernier petit mot, qui ne passe
pas inaperçu : il a une pensée pour Dimitri, Dominique,
et, bien sûr, le regretté Stéphane. La formation
originelle d’Indochine, en 1981.
Avant d’annoncer la révélation scène de
l’année, nous pouvons apprécier deux moments forts
: le duo entre Lara Fabian et Maurane (injustement
mise au placard pendant des années), et le fabuleux «
Quelqu’un m’a dit », de la belle Carla , accompagnée
par celui qui a réalisé l’album : Louis Bertignac
. Patrick Zelnick a le sourire. Il est fier de la nouvelle
révélation du label Naïve … Tout le monde
pense que Carla va repartir avec la statuette. On va voir…
C’est maintenant l’heure de découvrir la révélation
scène. Il s’agit de Sanseverino . Ah ? On attendait
tous les autres sauf lui ! Enfin, au moins Calogéro ou Vincent
Delerm. Bon… Sony tient sa deuxième victoire de la soirée,
avec le label Saint George. Sansévérino en profite
pour remercier ses deux tourneurs : Laurent Mago et Astérios
, qui est maintenant reconnu et installé en tant que
grand tourneur (ouh, Arachnée est vexée !).
On continue avec l’album révélation de l’année.
And the winner is : Vincent Delerm , qui m’a fait me torde
de rire avec sa chanson, « Pour les parents ». Et là,
on commence là rire jaune du côte de certains professionnels.
Les artistes estampillés Mercury ( Calogero et
Jenifer ) sont restés à la porte, ainsi que
Carla Bruni ( Naïve ). Ouh, je n’aimerais pas
être dans la tête de Zelnick à ce moment-là
! Je dois dire que vues les ventes records de Carla Bruni (1ère
place du top album depuis 3 semaines), j’ai du mal à comprendre
ce vote. Delerm il est gentil, mais on ne le connaît
qu’à Paris. Désolé, mais c’est la réalité.
En tout cas, Vincent Frérebeau , de Tôt ou
Tard , est super content.
S’en suit la catégorie fourre-tout par excellence : l’album
de musique électroniques/techno/dance de l’année.
On attendait David Guetta , et bien non ! Barclay ,
et Universa l par la même occasion, empoche sa première
victoire de la soirée avec Gotan Project . C’est vrai
que c’est assez normal : Gotan Project est le groupe français
qui s’exporte le mieux, comme nous l’a fièrement annoncé
le Bureau Export dans le cadre du Midem. Juste retour des
choses. Il est vrai qu’il est facile de s’exporter avec une musique
qui n’est pas formatée, à la base, pour le marché
français…
Septième catégorie : la chanson de l’année.
Ouh que c’est dur. Tout est bon, là dedans. J’avais voté,
dans ma tête, pour Indochine, mais il est naturel que le Renard
l’emporte. Pour son deuxième discours de la soirée,
Renaud décide de remercier son label, Virgin ,
ainsi que son agent : Bertrand de Labbey , chez Artmédia
; et son tourneur : Vma … Tout est fait en famille !
Rose Léandri n’avait qu’un artiste nominé ce
soir là, mais quel artiste ! Même si la chanson gagnante,
« Manhattan Kaboul » est méritante, force est
de constater que c’est plus l’homme qui est récompensé.
Après avoir surmonté la dépression et l’alcool,
il nous revient toujours aussi timide, avec quelques kilos en plus,
mais artistiquement intègre. Ce qui est rare.
On passe au meilleur clip, catégorie inutile à
mon sens, mais bon… La victoire est attribuée à Yannick
Saillet , pour le vidéoclip « Tournent les violons
» de JJG . Pour la première année, c’est
le réalisateur qui vient chercher sa victoire, et non pas
l’artiste (ce qui était d’une connerie innommable !). D’ailleurs
Goldman , habitué à ce genre de soirée
artistiquement masturbatoire est resté tranquillement chez
lui… Tout comme Obispo qui n’est pas venu accompagner Natasha
.
On continue avec la deuxième catégorie fourre-tout
: l’album reggae/ragga/world de l’année. Et là, surprise.
Des ex-aequo ! Un vainqueur world, et un vainqueur reggae. Une partie
des professionnels qui ont voté n’a pris aucun risque. Il
est de bon ton d’attribuer une victoire à nos amis corses
d’ I Muvrini, pour leur album « Umani » ( Capitol
). Il est vrai que s’il n’y avait que des gens calmes et sensés
comme Jean-François Bernardini, il y aurait sûrement
la paix dans le Monde. C’est un vrai plaisir de l’écouter
parler ! Quelle sagesse ! A côté de lui, dans le rôle
du vainqueur reggae : Tiken Jah Fakoly pour son album «
Francafrique » ( Barclay ), qui doit se féliciter
tous les jours d’avoir signé sur un label Universal…Après
deux albums passées (presqu’) inaperçus, il est enfin
reconnu par les professionnels et le public. En plus, il joue le
rôle d’alibi culturellement engagé de la soirée.
Car je vous rappelle qu’il vient de la Côte d’Ivoire. Nous
en revenons donc à mon premier argument : les Victoires de
la Musique s’engagent pour la paix dans la Monde. C’est assez noble.
La soirée commence à traîner en longueur,
on continue. La victoire de l’album rap de l’année va à
… Doc Gynéco . Je me range volontiers à l’avais
de ma camarade Maud : si vous parlez du Doc à un amateur
de hip-hop, il risque de vous rentrer dedans. Tout au plus, rentrerait-il
dans une catégorie chanson exotique… Après un peu
de promo rappelant à ceux qui l’ignorait qu’il anime ( !)
une rubrique dans l’émission de Fogiel (désolé,
je préfère Ardisson…), certains ont pu penser que
le cannabis était légalisé en France. Il faut
dire qu’il joue le rôle du mec « stone » à
la perfection… Foutez-le dehors, il nous fait perdre du temps !
Ceux qui apprécient le style se précipiteront sur
l’album de Lord Kossity ou de Lady Laistee .
La soirée touche à sa fin, plus que trois victoires.
On passe au spectacle musical qui voit revenir que le devant de
la scène, un « ancêtre » : Christophe
( Az ). Souvenez-vous « Aline », «
Les mots bleus »… Un peu comme Brian Wilson des Beach Boys,
il n’a pas perdu sa voix de l’époque, claire et mélodieuse.
J’espère simplement qu’il est un peu moins tordu que l’autre
! Le spectacle récompensé est son concert à
l’Olympia, produit par Garance . Lunettes noires, cheveux
blanc gominées et plaqués en arrière : il a
le look ! C’est bizarre mais chaque fois qu’on récompense
ce type d’artiste, j’ai toujours l’impression que c’est histoire
de leur donner un petit quelque chose avant qu’il ne soit trop tard
!
Nous arrivons aux deux dernières catégories, les
plus prestigieuses : l’interprète masculin de l’année
sera… Renaud . Qui l’eût cru. Bon, maintenant vous
pouvez arrêter les mecs, ça commence à se voir.
Vous auriez au moins pu filer quelque chose à Bruel qui
revenu exprès du théâtre pour chanter son nouveau
tube qui date de 70 ans… Non, sérieusement. L’album «
Entre Deux » ( Bmg ) s’est super bien vendu, et ça
a été une claque pour beaucoup d’entre nous. Peu de
gens croyait qu’on pouvait faire du neuf avec du très vieux.
Jusqu’à maintenant, on reprenait un tube disco des 70’s,
on le remixait façon Heben , et hop, ça marchait.
Puis, on a utilisé des vieilles bandes du King (Bmg toujours)
pour les remixer à la sauce moderne, et là, Patrick
Bruel arrive avec une ribambelle de stars françaises
qui chantent sur des morceaux de l’entre deux guerres, simplement
accompagnés d’un piano, d’une contrebasse et d’un accordéon,
et c’est le carton ! L’album a squatté pendant des semaines
la 1ère place du top album, juste avant que Star Ac’ ne
massacre les chansons de Michel Berger , et les tubes des
années 80, et que Carla Bruni leur pique la place.
Pour terminer en beauté, voici la plus grosse injustice
de la soirée : la révélation de l’année.
Etaient nominés : Bénabar (Zomba), Calogero
(Rapas / Mercury), Vincent Delerm (Tôt ou Tard)
et Natasha St Pier (Columbia). Chaque artiste a interprété
une chanson, et le public a pu voter pour eux par téléphone
durant l’émission. C’est Natasha St Pier qui a remporté
la victoire. Je me concentre avant de ma jeter à l’eau :
ça sufft ! Je propose qu’on rebaptise
les Victoires de la Musique en Gala de l’Adisq, et que les vainqueurs
remportent un Félix. Au moins, ça serait clair. Les
trois autres artistes nominés dans la même catégorie
méritait environ 2500 fois plus qu’elle de remporter la victoire.
Et bien non, c’est encore le Canada ! Lynda Lemay ne suffisait
pas pour la soirée, on n’avait pas atteint le quota de canadiens,
alors…Il faudrait arrêter de nous prendre pour des cons. Les
trois autres sont auteurs-compositeurs-interprètes, au moins.
Ils représentent ce que l’on fait de mieux en variété
française. Bénabar et Delerm sont les
dignes représentants de la « chanson à texte
», alors que Calogero représente la variété
française commerciale. Lui aussi fait des tournées
avec Obispo , lui aussi remplit des salles… A côté
de tout cela, on préfère Natasha parce qu’elle
est canadienne… Ah, ça fait du bien de se défouler
un peu !
Bon, l’heure est venue de faire le bilan de la soirée…
On a attribué une Victoire à des artistes qui reviennent
de (très) loin : Renaud , Christophe , Indochine
, mais aussi, Serge Reggiani , avant qu’il ne soit trop
tard… Par contre, on a complètement ignoré certains
artistes qui ont fait l’actu : Carla Bruni , Bénabar
, Calogero , David Guetta ou Patrick Bruel
. Enfin, il y a eu des erreurs de casting : Sanseverino ou
Natasha St Pier . Bref, comme d’hab’…
En ce qui concerne les points positifs, je dois dire que cela
fait des années que j’attends de duplex live à l’occasion
de la cérémonie des Victoires, et je ne suis pas déçu.
Nous avons eu droit à une liaison en duplex de Toulouse avec
Indochine , et malheureusement, nous avons entendu chanter
Jenifer en live, depuis Genève… En ce qui concerne
la technique, il y a eu beaucoup moins de problèmes que l’année
dernière (plateaux pas prêts, amplis qui ne marchent
pas, instruments non câblés…), à l’exception
du micro d’ Axelle Red qui tombe tout seul. Le temps de rétablir
la situation, nous pouvons apprécier l’humour coincé
3ème âge de Delarue et Drucker.
Bref, une soirée typique de variété française
: toute en surprise, en injustice et en hypocrisie… Animée
par deux ringards de la télé française. Avec
des moments catastrophiques ( Arno , Jenifer ou Lynda
Lemay qui chantent…), mais aussi de pures merveilles ( Laurent
Voulzy qui chante la même chanson que l’année dernière,
Calogero , le duo Lara Fabian / Maurane , Carla
Bruni ou Vincent Delerm ).
En conclusion, comme chaque année, le vote des 1320 membres
du collège des votants (artistes, professionnels de l’industrie
musicale, médias) a réservé quelques (grosses)
surprises. Mais n’oublions pas que la vraie gagnante de la soirée
a été la musique « live ».
Palmarès 2003 (par labels) :
A l’exception du label Tôt ou Tard, qui s’est libéré
de Warner, on peut se demander où sont les indépendants
: Pias, Wagram, Next Music, Naïve, M10…
Emi - Virgin
- Le groupe ou l'artiste interprète masculin de l'année
: Renaud ( Virgin )
- L'album de chansons/variétés de l'année
: "Boucan d'enfer", Renaud ( Virgin )
- La chanson originale de l’année : "Manhattan Kaboul",
Renaud et Axelle Red ( Virgin )
- L'album rap/hip-hop de l'année : "Solitaire",
Doc Gyneco ( Delabel )
- L'album reggae/ragga/world de l'année (ex-aequo) : "Umani",
I Muvrini ( Capitol )
Sony Music
- Le groupe ou l'artiste révélation de l'année
(catégorie votée par le public) : Natasha
St-Pier ( Columbia )
- Le groupe ou l'artiste révélation scène
de l'année : Sanseverino ( Saint George )
- L'album pop/rock de l'année : "Paradize",
Indochine ( Columbia )
- Le video-clip de l'année : Yannick Saillet , pour
"Tournent les violons" de Jean-Jacques Goldman ( Columbia
)
Universal Music
- L'album reggae/ragga/world de l'année (ex-aequo)
: "Francafrique", Tiken Jah Fakoly ( Barclay
)
- L'album de musiques électroniques/techno/dance de
l'année : "La revancha del tango", Gotan Project
( Barclay )
- Le spectacle musical/la tournée/le concert de l'année
: Christophe à l'Olympia ( Garance Prod. / Az )
Warner Music
- L'album révélation de l'année : "Vincent
Delerm", Vincent Delerm ( Tôt ou Tard )
- Le groupe ou l'artiste interprète féminine de l'année
: Lynda Lemay ( Wea )
Les intermittents du spectacle : En exergue de cet article,
il convient de noter, et d’apprécier à sa juste valeur
la légitime intervention de Marc Slyper , secrétaire
général du Syndicat National des artistes musiciens
(SNAM), qui venait défendre le statut des intermittents
du spectacle , mis en danger, comme d’habitude, par le MEDEF.
Ce dernier a appelé à une grève générale
de l’industrie du spectacle et de l’audiovisuel le 25 Février.