Les Nuits du Sud 2003 Du 11 Juillet au
9 Août à Vence
Le 11 Juillet a débuté la 6ème édition
des Nuits du Sud à Vence (06). Crée en 1997 par Téo
Saavedra, directeur artistique passionné de musiques du monde,
ce festival, unique en son genre dans le département, réuni
chaque année de plus en plus d'amateurs de "world music".
La recette d'un tel succès ? Le prix, le cadre, et, surtout,
la programmation alliant l'ouverture vers les autres et la découverte
des différences.
L'année dernière, en 2002, le festival
des Nuits du Sud a attiré plus de 40 000 visiteurs,
ce qui est exceptionnel pour une petite ville comme Vence. Depuis
1997, Teo Saavedra et son équipe, composée
de professionnels et de bénévoles, travaillent sans
compter à l'élaboration d'un des événements
culturels majeurs des Alpes-Maritimes : un festival dans lequel
sont mêlées les diverses banches de la "world
music", et où les artistes "en développement"
côtoient les stars internationales. Car à la différence
des autres festivals de la région, ce festival ne programme
pas uniquement de la musique latina. Le raï flirte avec le
reggae, la salsa répond aux musiques tribales, l'électro
et la nu-jazz se heurte amicalement au flamenco… Pour résumer
: les maîtres mots sont "mélange" et "fusion".
Résultat ? Un public de plus en plus nombreux. L'audience
est en perpétuelle hausse depuis 1997, jusqu'à atteindre
un score qui laissent rêveur beaucoup de programmateurs de
festivals : 40 000 mélomanes l'année dernière.
Autre aspect primordial : le prix. Cette année
le prix des places est fixé à 13 euros. C'est
donné ! Je précise que, dans les autres festivals
de la région, les prix varient entre 34 et 40 euros… Certes,
les conditions sont différentes : à Vence, il n'y
a qu'une seule scène et deux artistes programmés par
soir. Mais Téo n'a pas répondu aux sirènes
du marketing. Dans sa programmation, il a clairement privilégié
la qualité à la quantité. Le mélomane,
public d'un ou de plusieurs soirs (vu le tarif, ce serait dommage
de s'en priver !), est accueilli Place du Grand Jardin, au cœur
du vieux Vence. Là, pendant plus de 3 heures, il va vibrer
aux sonorités caliente et world, et va pouvoir découvrir
et apprécier des musiques venues d'ailleurs…
Samedi 11 Juillet : Minino Garay et les tambours du Sud /
Johnny Clegg
Cette année, la 7ème édition des Nuits du
Sud commence par un record : 6000 préventes pour le concert
d'ouverture qui a vu le retour de Johnny Clegg… Car, sans
nul doute possible, la foule s'était déplacée
en grand nombre pour la grand'messe du zoulou blanc, n'en déplaise
à la première partie, Minino Garay, tout content
de jouer devant un public aussi nombreux !
Après avoir été, pendant plusieurs années,
le percussionniste de Dee Dee Bridgewater, Minino Garay crée
sa propre formation : "Los tambores del Sur", un groupe
de neuf musiciens qui interprètent des airs traditionnels
d'Argentine. Et croyez-moi : ça plaît : La Place du
Grand Jardin, à Vence, est transformée, pour un soir,
en gigantesque piste de danse… Le moindre centimètre carré
restant disponible est immédiatement "squatté"
par des danseurs déchaînés. Le maire de la ville,
M. Pierre Marchou, arpente la foule le sourire aux lèvres.
Ca y est, c'est officiel, à partir de cette année,
le Festival des Nuits du Sud à Vence joue dans la
cour des grands. Il n'a plus rien à envier au Jazz à
Juan ou au Nice Jazz Festival.
Avec un retard de 30 minutes (NDR : le retard est l'apanage des
stars…), Johnny Clegg déboule sur scène. C'est
parti comme à la grande époque ! La grande époque
signifiant les années 1996 - 1998, période pendant
laquelle Johnny Clegg, accompagné du groupe Savuka, était
la star du top 50, avec ses tubes "Asimbonanga",
"Scatterlings of Africa" ou "Cruel, crazy,
beautiful world".
Autres temps, autres mœurs… Johnny nous ayant avoué, lors
de la conférence de presse de la veille, que beaucoup de
ses musiciens étaient morts du sida (qui reste, plus que
jamais, un fléau en Afrique) ou de diverses maladies bénignes
pour nous européens, mais mortelles pour les habitants d'Afrique
du Sud… Les gens passent, mais les tubes restent. Et, comme pour
prendre sa revanche sur le sort, Johnny Clegg chante encore plus
fort des chansons exhortant le mélange entre musique traditionnelles
et tribales, et musiques occidentales. Passant d'un chant rituel,
accompagné de sa danse typique, à des chansons occidentalisées,
il y en a pour tous les goûts.
La soirée s'est achevée très tard, et la
Place du Grand Jardin s'est progressivement vidée de ses
6000 danseurs… La suite, le lendemain…. (NDR : exemples de phrases
creuses, type journaliste local…)
Site officiel : www.nuitsdusud.com et n'oubliez
pas de visiter notre section "jeux", si vous voulez gagner
vos places pour les prochaines soirées du festival…
Patrice B. - sur le front des festivals azuréens…