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Yves Simon : le regard qu’il porte…
Narrateur, jongleur qui chante les chemins
humains de traverse, sa voix se déporte sur ce que
l’urbain ne voit pas. « J’ai rêvé New York »
recompose l’asphalte, les ponts, les murs : nous y marchons, écrivons
et voyons défiler l’aventure. 1974, l’année d’un Blier
défrayant la chronique cinématographique, de
la découverte de Lucy ; « Pour qu’il n’y ait plus de
sang Blood, de sueurs Sweat, ni de larmes Tears, seulement le silence
coincé entre deux rêves et deux océans »,
comme l’humeur vagabonde de John Fante, il nous fait vivre le songe
éveillé.
L’œuvre d’un homme sous toutes ses formes : Yves
Simon pointe du pouce, nourrit ses romans et ses chansons
de récits de voyage. La fuite du temps n’est pas une obsession,
l’existence n’est pas factice. L’artiste retranscrit le trouble,
comme le ferait un diariste. Et l’affabulation au contact du réel
nous mène aux portes du sensible ; nous pensons aussi à
Morrison, à Hendrix. On ne peut toucher le ciel qu’en enjambant
la terre.
Une femme au regard tourné vers les cieux,
une femme presque sur terre, une femme au pas léger, sans
fard et douée de liberté : « Elle rêve
aux étoiles ». Cette femme est celle d’un homme qui
rêve et qui serait autre si elle était sienne. Le poète
nous berce d’impalpable. Il serait sacrilège d’empoigner
l’imaginaire : « Elle est si frêle ».
Le regard qu’il porte ne regarde que moi. REVER.
Combien rares sont ceux qui se perdent ailleurs qu’au coin d’une
rue…lorsque quelques mots suffisent à notre propre symphonie.
Lisez, écoutez « Au pays des merveilles de Juliet »,
vous y trouverez la folie des temps où nous avions
l’œil ouvert.
Le site de Yves Simon : http://www.yves-simon.com
Karine.F