Shirel : Concert acoustique au Trianon
C’est plus de deux ans après ses débuts
en France que Shirel vient de faire son premier concert.
La carrière solo est-elle aussi prometteuse que celle en
troupe de comédies musicales ?
Lundi 24 mai, 20h30 Paris, Théâtre Trianon. Les
retardataires achètent les quelques dernières places
libres qu’il reste dans la salle. Quelques minutes plus tard c’est
donc un théâtre complet qui attend le levée
de rideau. Les lumières se tamisent puis s’éteignent.
Le public scande déjà le nom de l’artiste : la salle
est déjà conquise.
Car cela fait en effet plus de deux ans que certains (dont moi…)
devaient attendre ce moment. Depuis septembre 2001 et les planches
de Mogador, ils sont nombreux à avoir découvert Shirel
dans la robe d’Esmeralda. Elle jouera ce rôle pendant un an
en France, Belgique et Suisse puis pendant quelques mois en Chine.
Et c’est lors d’une représentation de ce spectacle que
Dider Barbelivien la remarque et décide de faire un
bout de chemin artistique avec elle. L’album Tous les chemins
sera le résultat de cette collaboration.
C’est d’ailleurs par la chanson titre de l’album que Shirel
démarre son concert. Mieux c’est par cette chanson qu’elle
nous accueille chez elle. Tous les objets présents sur scène
viennent de chez elle ! Tables, tapis, bougies, fauteuils, bougies,
disques et même … pantoufles !
Vêtue d’une robe rouge et pieds nus (ce qui est devenu
une habitude depuis le rôle de la bohémienne…), Shirel
va nous faire partager une version acoustique des titres phares
de son album.
Pour accompagner sa magnifique voix, Shirel à réussi
à s’entourer de musiciens de talent : bien entendu Yaël
(qui a composé plusieurs morceaux de l’album…) au piano et
la guitare mais aussi Jean-Pierre Taïeb (qui a notamment
travaillé avec Nourrith ou Maurane). Mais il
faut avouer qu’une dimension est ajoutée au concert lorsque
le violoncelle de Jean-Philippe Audin vient sublimer les
chansons.
De nombreux titres s’enchaînent en français, en
anglais et même une chanson en hébreu qui est entamée
a capella et qui laisse la salle abasourdie. Entre autres : Pluie
de roses, A 17 ans, Un roman par jour, I got
a friend …
Yaël rejoint Shirel pour le duo Des anges
aux yeux si doux et Shirel quitte déjà
la scène, sans oublier de rappeler au public avec son air
malicieux le principe des rappels et que ce n’est donc qu’un faux
départ…
Et c’est un sacré premier rappel qui nous attend : un
medley des plus célèbres titres des comédies
musicales. Shirel passe du rôle de Maria dans West Side
Story à celui d’Esmeralda dans Notre-Dame de Paris
en passant par le ramoneur de Mary Poppins. Avec quelques
accessoires, elle réussit à faire revivre tout ces
personnages pendant quelques instants en leur prêtant sa voix…
Et c’est avec la chanson La quête (extrait de l’Homme
de la Mancha de Jaques Brel) qu’elle conclut ce medley
d’une manière exceptionnelle, laissant le public sans voix…
Impossible d’oublier la magnifique Jerusalem qui sera
suivie dans un dernier rappel de Salam pour finir sur un
rythme entraînant.
Pendant une heure et demie, Shirel à réussi
à prouver qu’elle était à l’aise sur scène
et qu’elle savait parler avec son public tout en gardant son naturel
et sa malice… Il est donc plus que probable qu’on la retrouve seule
sur le haut de l’affiche… ! Mais pouvait-on vraiment en douter…
?
Site officiel : http://www.shirel.net
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