Le Salon de la Musique 2001
Labyrinthique, parfois même cacophonique, les
genres et les sons se mélangent comme les gens se bousculent
. On se laisse facilement enivrer par les guitares racoleuses ou
les mélodies d’un clavecin. Bref, pas de querelle des anciens
et des modernes dans ce lieu où l’on redécouvre toute
la musique, avec des instruments à « perte de vue ».
Une atmosphère surchauffée, certes , mais
elle est révélatrice du monde qui parcourt le salon
: l’envie de voir, d’écouter, de toucher avec cette même
passion musicale.
Karine F.
Un bon cru. Même un très bon cru que ce salon de
la musique au parc de la Villette.
Des professionnels
inspirés, des amateurs éclairés, le grand marché
de la musique est à la fête, proposant au public une
myriade de stands à vocations diverses : instruments, magazines,
représentants régionaux, concerts, informatique, et
j'en passe.
Et l'on entend d'un coté du piano, de l'autre
de la clarinette, ou encore des orgues tonitruantes, des formations
classiques ou modernes viennent jouer un peu partout au plus grand
plaisir des oreilles.
Un grand coup de chapeau à la soirée
Basse contre Basse, concert gratuit organisé par le fond
d'action SACEM, qui à réuni des bassistes et contrebassistes
fabuleux, hommage à Jean-Francois Jenny-Clark, et à
Jaco Pastorius.
En particulier coup de cœur pour Richard Bona,
l'immense bassiste Camerounais à l'incomparable "toucher",
qui a subjugué la salle de concert de la cité de la
musique.
Un concert de rêve pour un salon de grande classe.
Serge B.
S’il est une chose que l’on retrouve dans tous les salons, c’est
bien cette impression de constante effervescence provoquée
par des gens pressés à la recherche DU contact, de
la bonne personne. Même si ce salon ne déroge pas à
la règle, il est toutefois possible de s’accorder quelques
instants de répit, que ce soit en prenant place au centre
de l’aire d’exposition afin de profiter des nombreux concerts proposés
ou en s’attardant à un stand dans lequel un luthier tente
de vous faire partager sa passion pour tel ou tel instrument exotique
ou ancien.
Certaines choses sont cependant
à regretter : il suffit en effet que l’on se contente de
passer la porte du chapiteau, sorte d’annexe où sont principalement
représentés des instruments électriques, pour
que l’on soit assailli par une cacophonie insoutenable mettant nos
nerfs à rude épreuve. Chaque marque effectue une démonstration
de son produit-phare sans trop se soucier de ce qui se passe autour…
Ce qui est fort regrettable. L’artiste, le fabriquant et par-dessus
tout la musicalité de l’ensemble s’en trouvent desservis.
On peut déplorer par ailleurs que la musique
électronique soit si peu représentée, notamment
au niveau du matériel exposé. Espérons que
la prochaine édition comblera cette lacune.
Damien P.
Comme d’habitude : un salon bien intéressant mais toujours
très bruyant… Bah !… Il vaut bien la peine de supporter le
bruit - ou de s’acheter des bouchons d’oreilles - afin de découvrir
ou de redécouvrir instruments, éditions et logiciels
musicaux…
Les stands se suivent mais ne se ressemblent
pas : des instruments exotiques côtoient des éditions
de partitions les plus classiques qui soient, les plus récents
logiciels de MAO (Musique Assistée par Ordinateur) siègent
en face d’instruments anciens comme les rebecs, vièles et
psaltérions réalisés avec art par le luthier
Reinier Staats…
Quelques conférences plus
ou moins utiles, plus ou moins heureuses ont émaillé
la journée professionnelle du 30/04, dont le thème
général était le musicien amateur et le musicien
professionnel…
Heureusement, les événements
musicaux organisés sont à a hauteur de la réputation
de la cité de la musique : notamment le concert Basse contre
Basse, qui a réunit dans une soirée les fleurons de
ces deux instruments…
Un salon bien conçu cette année : le
seul regret viendrait peut-être de ce que l’espace réservé
aux stands d’instruments extra-occidentaux tend à se réduire
à une peau de chagrin…
Bon Salon quand même !
Jean-Marc F.