Le "nouveau" Robbie Williams
Il était une fois un jeune garçon qui
chantait dans un des plus célèbres boy's band d'Outre-
Manche : Take That. En pleine gloire, le beau ténébreux
décide de quitter le groupe pour se lancer dans une carrière
solo. Nous sommes le 17 juillet 1995. Marqué par la drogue
et l'alcool (et oui, c'est aussi ça la légende…),
il multiplie les beuveries avec ses potes du groupe Oasis… Il grossit
et devient la risée des anglais. A cette époque, on
le disait fini.
Un an après, le 27 juin 1996, le groupe
Take That est officiellement dissout, et Robbie sort son
premier single : la reprise du tube de George Michaël : "Freedom".
Le disque entre directement à la deuxième place des
charts anglais. Ce single est suivi par trois autres : "Old
before I die", "Lazy Days" et "South
of the Border". Parallèlement à cela, Robbie
Williams commence à écrire son premier album,"Life
thru a lens", qui sortira le 29 septembre 1997. L'album
se classera 11ème du top albums anglais.
Après un décollage relativement lent, le single
"Angels" fait basculer les ventes. De respectables,
elles deviennent astronomiques : l'album est certifié double
platine en deux semaines, et sera finalement quadruple platine…
Aux Brit Awards 98, Robbie Williams est nominé pour deux
awards : meilleur single (pour le disque "Old before I die"),
et meilleur artiste solo masculin. Le 27 juin 1998, il chante au
festival rock de Glastonbury (un des plus grands festivals rock
en Angleterre) la chanson "Angels", devant 70 000
personnes. C'est le point de départ d'une carrière
solo fulgurante.
Des tubes et encore des tubes : "Angels",
"Millenium" (qui librement pompée sur une
musique de John Barry : "On ne vit que deux fois",
James Bond), "She's the one", "Let me entertain
you", "Rock DJ" (et son célèbre
clip censuré par les télés anglaises et américaines),
"Supreme" (qui contient le sample de "I will
survive".Cette chanson a été interprétée
en français uniquement pour le marché français).
Robbie Williams alterne singles et récompenses. Il est même
nominé 6 fois aux Brit Awards 99, et remporte 3 awards.
Et voici qu'après une cure de désintox
qui s'est visiblement mieux passé que les autres, Robbie
nous revient en crooner américain.
En effet, depuis peu
sont en vente l'album "Swing when you're winning"(sorti
le 20 novembre), et sa version live : "Live at the Albert"(sorti
le 3 décembre). Commençons par l'album.
"Swing
when you're winning" a été enregistré
dans les légendaires studios Capitol, à Los Angeles,
avec "Ol' Blue Eyes", le groupe qui a accompagné
Franck Sinatra. C'est un album composé uniquement de reprises
: Frank Sinatra, Sammy Davis Jr, Nat "King" Cole, Dean
Martin, Duke Ellington…
C'est Robbie Williams, grand fan de
Dean Martin et Franck Sinatra, qui a eu l'idée du concept,
et il a travaillé les arrangements avec son complice Guy
Chambers. C'est aussi lui qui a eu l'idée d'enregistrer des
duos avec des gens qui ne sont pas chanteurs. C'est ainsi que l'on
retrouve Nicole Kidman, sur la chanson qui est sorti en single
: "Something stupid"(duo enregistré à
l'origine par Franck et Nancy Sinatra), Ruppert Everett (sur
"They can't take that away from me"), Jane Horrocks
(sur "Things"), Jon Lovitz (sur "Well
did you eveah"), Jonathan Wilkes (sur "Me
and my shadow"), et un duo virtuel avec un crooner légendaire
: Franck Sinatra ("It was a very good year").
A noter que l'édition japonaise contient deus titres bonus
: le tube de Sinatra :"The lady's a tramp", et
la chanson "That's life". Tous ces invités
prestigieux ont brillamment réussis leur examen de passage
dans le monde de la chanson…
Passons maintenant au dvd, enregistré dans le prestigieux
cadre londonien du Royal Albert Hall. Je précise que ce concert
a été retransmis sur BBC1 (Angleterre) le 17 novembre,
et sur M6 (France) le 28 Décembre. Il est 23h00, le 28 Décembre,
je branche ma télé sur M6 et découvre le spectacle.
Moi qui m'attendais à un concert conventionnel, je suis agréablement
surpris. Ce concert est une succession de tubes jazzy. Robbie, qui
est habillé très strict, du moins au début,
est accompagné d'un big band, d'une formation de cordes,
et d'une vingtaine de danseuses à qui il demande de l'attendre
dans sa chambre d'hôtel. Devant un parterre de gens très
bien habillés et parfois connus (George Michaël, Nicole
Kidman, Brian May, Emma Bunton), il enchaîne les standards
: "Mack the Knife", "The lady's a tramp"
qu'il dédicace à ces trois dernières copines
(non je ne traduirais pas le titre)…Robbie chante, et l'acteur Rupert
Everett (voir ci-dessous) commente la soirée, interrogeant
le public, et le faisant réagir. Une mention spéciale
à la chanson "I Will Talk and Hollywood Will Listen",
qui est une pure merveille. Le spectacle s'achève par deux
chansons de Franck Sinatra. La première est le duo virtuel
"It Was A very Good Year". Robbie Williams chante
la première partie, et lorsque l'écran s'allume derrière
lui, Franck Sinatra chante à son tour… Magique…Et à
la manière d'un crooner, Robbie Williams termine son tour
de chant (car il convient de l'appeler ainsi) par le standard planétaire
"My way". Très beau spectacle, je suis scotché
sur mon canapé, en admiration. On croyait que Robbie Williams
ne faisait que de la pour, que des chansons pour minettes libidineuses,
et bien non, la preuve est là : Robbie Williams est un chanteur.
Discographie (albums) :
Life thru a lens (septembre
1997)
I've been expecting you (octobre 1998)
The ego has
landed (mai 1999)
Sing when you're winning (août 2000)
Swing when you're winning (novembre 2001)
Swing when you’re winning
1. I will Talk, Hollywood
will Listen
2. Mack The Knife
3. Something Stupid (duo
avec Nicole Kidman)
4. Do Nothing Till you hear from me
5. It Was A very Good Year (duo virtuel avec Frank Sinatra)
6. Straighten Up and Fly Right
7. Well Did You Eveah (duo
avec Jon Lovitz)
8. Mr Bojangles
9. One For My Baby
10. Things (duo avec Jane Horrocks)
11. Ain't that a
Kick in the Head
12. They Can't Take That Away From me (duo
avec Rupert Everett)
13. Have You Met Miss Jones ?
14.
Me and my Shadow (duo avec Jonathan Wilkes)
15. Beyond
The Sea
16. The Lady Is A Tramp (uniquement sur l'édition
japonaise)
17. That's Life (uniquement sur l'édition
japonaise)
18. Piste cachée
Live at the Albert (DVD)
1.Eternity (Orchestral Version)
2.The Well Swung (Intro Orchestra)
3.Have You Met Miss Jones
?
4.Mack The Knife
5.Straighten Up and Fly Right
6.
Let's Face The Music And Dance
7.Well Did You Evah (duo avec
Jon Lovitz)
8.Well Did You Evah (reprise)
9. Lady Is
A Tramp
10.Things (duo avec Jane Horrocks)
11.One
For My Baby
12.Mr. Bojangles
13.I Will Talk and Hollywood
Will Listen
14.Don't Do Nothing Till You Hear From Me
15.Beyond the Sea
16.Me and My Shadow (duo avec Jonathan
Wilkes)
17.Me and My Shadow (reprise)
18.Let Me Entertain
You (Orchestral Version)
19. Ain't That A Kick In The Head
20.It Was A Very Good Year (duo virtuel avec Frank Sinatra)
21.My Way
22.My Way (reprise)
"L'affaire Rupert Everett" : Comme je vous l'ai
dit plus haut, le concert au Royal Albert Hall a été
retransmis BBC1 le 17 novembre dernier. Le Royal Albert Hall est
une salle prestigieuse où se déroulent principalement
des concerts de musique classique. Comme l'indique Robbie Williams
au début du dvd, il y est interdit de boire, de fumer, et
de se droguer… Mais Robbie a beau chanter du jazz, il reste Robbie
Williams, le garçon turbulent et malpoli. C'est ainsi qu'après
quelques morceaux, il décide d'enlever la veste de son costume
sur mesure; pour rester en chemise blanche. Aller hop, on desserre
aussi le nœud-pap, on s'allume une clope, et le spectacle continue
après avoir lancé au public :"et oui, c'est bien
d'être l'artiste". Les gens rient (jaune pour la plupart)
dans la salle, et aussi chez eux… Après quelques chansons,
c'est l'entracte. Robbie se repose quelques minutes, et son grand
copain Rupert Everett prend le relais, jusque là, pas de
problème majeur. Il demande comment vont les gens, s'ils
apprécient le spectacle. Il s'agit en fait d'un sketch. Les
gens réagissent au quart de tour lorsqu'il leur demande s'il
trouve Robbie sexy avec son petit c**. Dans la salle, les filles
de tous les âges crient à s'arracher les cordes vocales,
mais les anglais, assis devant leur télé, à
une heure de grande écoute, avec les enfants au milieu qui
posent des questions, rient de plus en plus jaune. Rupert Everett
continue. Il dit au public qu'il a quatre questions à leur
poser. Chaque question est de plus en plus "chaude", jusque-là
la dernière qui m'a fait éclater de rire, mais qui
a fait hurler les anglais devant leur poste : "que vous
soyez homme ou femme, et peu importe quelle orientation sexuelle
vous aviez en entrant ici, homo ou hetero, seriez-vous d'accord
pour vous mettre à quatre pattes et vous faire "prendre"
par Robbie Williams ?"
A l'énoncé de
cette dernière question, la quasi-totalité des gens
présents à l'Albert Hall répondent par l'affirmative,
alors que dans les chaumières, les parents ont déjà
envoyé "junior" au lit sans dessert parce qu'il
a demandé ce qu'était "l'orientation sexuelle".
Trois cent d'entre eux, cette nuit-là, et le lendemain, prirent
le téléphone pour appeler la BBC. Ils ont été
choqués par la vulgarité de l'acteur Rupert Everett,
et celle de Robbie (c'est vrai que "fucking hell, it's Albert
Hall", ça le fait pas trop).
Imaginez donc
la scène ! Ces puritains (cherchez le mot dans le dico) d'anglais
regardaient tranquillement Robbie Williams reprendre, à la
façon crooner, des standards jazz des années 50 et
60. Ils ne s'attendaient sûrement pas à ce spectacle
pimenté. Auraient-ils oublié le personnage qu'est
Robbie Williams ?
"Beaucoup de bruit pour rien",
aurait dit William Shakespeare…
Robbie Williams sur le web :
Site officiel :
http://www.robbiewilliams.co.uk
ou http://www.robbiewilliams.com
Quelques site de fans : http://www.robbiewilliamslive.com
http://www.rw-hk.com
http://www.rw-confidential.tripod.com
http://www.robbiewilliams-online.com