.nu {text-decoration: none; font-family: verdana,arial; font-size:10pt;}
A:link {text-decoration: none; color: #000000}
A:visited {text-decoration: none; color: #000000}
A:hover {text-decoration: none; color: #B40AB6}
RAGE AGAINST THE MACHINE : LE MECANISME DE
LA REVOLTE
« It’s just another bombtrack »,
un détournement des hymnes nationaux qui nous promettent
une autre destinée. Foutaises, la poudre aux yeux n’a jamais
empêché les combats et massacres. On nous montre du
glamour, alors que l’on ferait bien de prendre le pouvoir. Subliminales
images qui asservissent l’homme de jour en jour… Les RAGE AGAINST
THE MACHINE tiennent leur côté hard-core de leurs désirs
insatiables d’égalité et de liberté : à
croire qu’il faut aujourd’hui hurler pour se faire entendre. Le
poing levé de la pochette de leur dernier album, «
The Battle of Los Angeles », souligne leur indépendance
musicale et idéologique : témoins de l’horreur, ils
nous dévoilent ce que le journal de 20 heures a intérêt
à taire.
Guerilleros d’une nouvelle génération,
leur musique est un appel à la lutte envers et contre ceux
qui gouvernent nos cellules. Inspirés par le vénéré
Ernesto Guevara ( le Che), la libération des minorités
et des oppressés leur est chère. Figure emblématique
du groupe, Zack de la Rocha calibre son chant sur les intonations
instrumentales de ses compagnons : déclamatoire, sans être
pompeux, régulier et ascensionnel, le ton s’appuie sur la
réalité des faits et gestes. Il n’y a pas de «
leader » puisque tous sont unis par la volonté de démasquer
l’illusion de nos espaces sociaux. Jamais contradictoires, chacun
de leur album annonce la progression (ou régression !) de
l’Histoire. « Extrémistes », « politisés
», « revendicateurs » : l’étiquette est
monnaie courante dans un monde où chaque élément
doué d’esprit et de raison se voit affublé d’un numéro
dans le dos. Déferrés, les RAGE AGAINST THE MACHINE
sont discrets sur la programmation de nos ondes, mais que cela ne
nous empêche pas d’acquérir la culture et l’information
nécessaires en se procurant leurs disques !
« The Battle of Los Angeles » est
une bombe qui ne tue pas: elle prône le refus de la subsistance
quotidienne au profit d’une résistance perpétuelle.
Chaque titre rappelle à quel point l’émancipation
est notre seule issue vivante. « Born of a broken man »
peut paraître blasphématoire aux regards des plus croyants,
mais il fait nous souvenir que le meurtre dure depuis trop longtemps.
Karine.F