Powderfinger - Vulture Street (V2 Music)
Avec plus d’un million de disques vendus
et une multitude de prix à son actif, Powerderfinger,
le secret le mieux gardé d’Australie, débarque en
France avec l’album « Vulture Street ». Sorti le 9 février
dernier, cet opus est une très bonne surprise pour tous les
fans de rock, qui attendaient ce moment depuis longtemps…
Attention ! Arrêtez tout et écoutez ! Powderfinger
vient de débarquer, et ça fait du bien. « Vulture
Street », cinquième opus de ce groupe connu,
jusqu’à présent, uniquement en Australie, est dans
les bacs depuis quelques jours et déjà, on prédit
le meilleur à ce « nouveau » groupe.
Powderfinger est composé de cinq membres : Bernard
Fanning (chant, guitare, clavier), Darren Middleton (guitare,
chant, clavier), John Collins (basse), Ian Haug (guitare)
et Jon Coghill (batterie). Véritables stars en Australie,
leur pays d’origine, ils ont déjà à leur actif
les premières parties de Coldplay, Soundgarden
et Prodigy. Ajoutez à cela quelques prestigieux festivals
en tant que tête d’affiche, et vous comprendrez pourquoi ils
ont déjà vendu plus d’un million et demi d’albums.
Originaires de Brisbane, les cinq musiciens de Powderfinger
se sont fait la main en reprenant des classiques de Neil Young
(d’où le nom du groupe), Rolling Stones, The Doors
ou encore Led Zeppelin. Ils commencent à se faire
remarquer en placardant la ville de leurs posters « fait-maison
» pour la promotion de leurs concerts !
Financé par les show cases dans les bars de quartiers,
les 1500 exemplaires de leur premier maxi éponyme se vendent
comme des petits pains. C’est avec leur second maxi, « Transfusion
», que Polydor les remarque (NDR : le groupe est signé
chez Universal Australie)… Leur premier album, « Parables
for wooden Ears », devient très vite un succès
local puis national par bouche à oreille et d’incessantes
tournées.
Mais cela ne fait que commencer… chaque nouvelle sortie d’album
dépasse les ventes de l’album précédent et
la presse rédige des critiques de plus en plus dithyrambiques.
Ils ont remporté neuf ARIA (ultimes récompenses de
l’industrie musicale Australienne) pour leurs deux derniers albums
; « Internationalist » (1998) et «
Odyssey Number Five » (2000).
Leur nouvel album, « Vulture Street »,
a été conçu en sept semaines dans un studio
à Sydney avec leurs fidèles collaborateurs Nick DiDia
et Tony Reyes à la production, et mixé à Atlanta
par Brendan O’Brien, producteur des Red Hot Chili Peppers, Neil
Young et Rage Against the Machine.
Composé de 11 chansons, l’album très vite atteint
la première place des charts australiens, et la conserva
trois semaines durant…
Côté musical, j’y entends un mélange des
Black Crowes et des Sterephonics. Bref c’est pop-rock
à fond. Powderfinger a une approche mélodique du rock.
Les guitares sont omniprésentes, sans être agressives.
Il faut dire que le groupe compte trois guitaristes ! Le mixage
du morceau d’ouverture « Rockin’ rocks » laisse
penser que le groupe n’est pas conventionnel : guitare à
gauche, voix à droite… Pas de problèmes, ça
rentre dedans !
La puissance est là, mais les mélodies aussi. Bref,
ça n’est pas un groupe de bourins qui poussent leurs amplis
à 11 et balancent la purée. Non. Les morceaux sont
travaillés. Certes les refrains mériteraient d’être
un peu plus accrocheurs, et les mélodies sont assez difficiles
à retenir et à fredonner, mais quelques écoutes
devraient résoudre le problème…
Un album intéressant. Mais l’impact commercial n’est pas
si évident … Un groupe en évolution, à suivre…
Powderfinger sera en tournée en Europe au printemps …
Site officiel : http://www.powderfinger.net