The Police
"Roxanne... You don't have to put on the red light"...
Qui dans ce bas monde peut affirmer n'avoir jamais entendu cette
phrase ? Personne bien sûr, la popularité de Police
est interplanétaire voire même intersidérale
!!!
C'est en 1977, en pleine période punk, que le trio fut créé.
Trois musiciens seulement, mais pas n'importe qui ! Steward Copeland
(batteur incroyable !), Andy Summers (guitariste) et Sting
(bassiste et chanteur). Au départ, Police ne pouvait
inscrire son nom sur les affiches de concerts pour des raisons de
sécurité. Je m'explique : le mot "police"
n'était pas vraiment d'un bon goût dans les années
punk et un petit rien pouvait déclencher une baston à
l'entrée des concerts. Donc pour les organisateurs, le nom
"Police" pouvait être "cette fameuse
goutte qui fait déborder le vase...". Par contre, pour
Steward Copeland (l'Américain) s'appeler "Police"
ne pouvait être que bénéfique, car tous les
jours dans la presse, à la télé, le mot "police"
apparaissait. Bon, très très bon pour la promo du
groupe, malin n'est-ce pas ?
En 1978, le premier album sortit : Outlandos d' Amour.
Des chansons comme "Roxanne" , "So lonely",
"Can't stand losing you..." sont les premiers "standards"
du groupe. Le "son" Police commença à
titiller nos petites oreilles. En Angleterre, le titre "Roxanne",
ainsi que certaines photos sur l'album, furent interdits : en effet,
une paire de seins pulpeux et une chanson racontant une vulgaire
histoire de pute française suffisaient à faire censurer
l'album. Le carton de celui-ci aux USA fit réfléchir
les anglo-saxons, et enfin, ils levèrent la censure avec
quelques rectifications visuelles, afin de ne pas heurter la sensibilité
des petits Anglais.
En 1979 jaillit le nouveau "33 tours" intitulé
Reggatta De Blanc d'où fut extrait le tube
"Message in A Bottle". Véritable chef d'oeuvre
d'efficacité, ce titre-là, produit il y a plus de
20 ans, a su traverser les années avec brio. A l'heure actuelle,
écouter "Message in A Bottle" vous fait
dresser les cheveux sur la tête, comme si le titre venait
tout juste de sortir des bacs. "Walking On the Moon",
second titre phare de l'album, fut également honoré
par le succès. Néanmoins plus évasé,
plus doux que son prédécesseur, "Marcher sur
la lune" est encore une fois la preuve que divers styles
peuvent être joués avec trois instruments en travaillant
les silences à tour de rôle.
En 1980, le monde fredonnait "De Do Do Do, De Da Da Da",
encore une folle idée de Sting. Employer des onomatopées
pour dire ce que l'on n'ose pas avec des mots. Bonne idée
pour dire à son boss qu'il nous brise les noix : Thank you
Sting ! Sur le même album intitulé Zenyatta Mondatta,
figure un titre génial, "Don't Stand So Close To
Me", qui a fait lui aussi un bon petit bonhomme de chemin
à travers le temps.
C'est avec l'album Ghost In The Machine, en 1981,
que Police commença à utiliser pianos et synthétiseurs.
Pourquoi pas ! En effet, un nouveau "son" en résultat.
"Invisible Sun" fut sans aucun doute le titre le
plus représentatif avec une tendance "new-wave".
"Spirits in the Material World", ou encore "Every
Little Thing She Does is Magic", sont des standards
extraits du même album. Une légèreté
nouvelle, une musique plus aérienne, voilà la conclusion
de ce quatrième et excellent album.
Après le calme, la tempête fit rage au sein du groupe
; malgré des querelles et autres pseudo séparations,
c'est en 1982 que Synchronicity vit le jour. Leurs
déboires ne se firent pas ressentir, bien au contraire. De
superbes musiques comme "Wrapped Around Your Finger",
"King Of Pain", véritables monstres musicaux
débordants de subtilités et d'ingéniosités,
créant des ambiances mystérieuses et très agréables.
Le fameux "Every Breath You Take" fut également
tiré de cet album. Le tube dans toute sa splendeur, repris
de nombreuses fois, dans différents styles musicaux. Il est
sans problème le titre le plus reconnu du groupe.
Pourtant,
en 1986, Police décida d'en finir. C'est après de
nombreux concerts et un sixième album en projet que Sting
et Steward Copeland devaient se séparer pour des incompatibilités
dans le "travail". Quel gâchis, finir la carrière
d'un groupe pour des raisons de "voir les choses" et autres
balivernes, il y a de quoi se demander si la vie est vraiment juste.
Pour nous, Police sera toujours présent dans nos petites
têtes et pour bien des années encore. Je le souhaite
vraiment....
Site officiel : www.sting.com