Yannick Noah : Live 2002
(Columbia)
Un live qui réussit à transmettre tout
le personnage, aussi bien son calme et sa sérénité
que le rythme et les ambiances africaines, c’est ce qu’a réussi
à faire Yannick Noah dans cet album qui vient nous
donner l’ambiance de sa dernière tournée.
Il est né en France en 1960, les origines camerounaises
de son père et un retour au Cameroun en 1963 lui font commencer
la vie entre deux cultures. Il semble inévitable que sa grande
passion soit la musique car c’est entre Jimi Hendrix et Bob Marley
que le jeune Yannick Noah va grandir. Mais le tennis le rattrapera
vite. C’est avec de nombreuses heures d’entraînement et un
coup de pouce du destin qu’il se retrouve à seulement onze
ans dans un programme Sport-études (NDR : à Nice…).
La carrière du tennisman n’est plus à présenter.
Personne n’oubliera sa victoire à Roland-Garros en 1983 et
ses qualités de capitaine de l’équipe de France, qu’il
emmène à la victoire en Coupe Davis en 1991.
Tout le monde se rappelle aussi de la danse de cette même
équipe de France sur une certaine chanson : Saga Africa.
Car Yannick, après sa carrière personnelle dans le
tennis a franchi un pas vers la musique. Et c’est en 1990 que paraît
le premier titre du chanteur, qui sera un vrai succès. Puis
en 1991, il sort son premier album Black & What. Après
le succès du premier titre, l’album ne peut qu’être
une réussite. On y retrouve entre autres signatures Manu
Dibango. Un second album suivra en 1993 : Urban Tribu. C’est un
succès mitigé mais qui permet à Yannick de
suivre une tournée avec le groupe de musiciens Zam Zam.
Le tennis reprend sa place, cette fois en tant entraîneur
de l’équipe de France féminine qu’il emmènera
à la victoire en 1996 pour la Fed Cup.
En 2000, c’est avec la collaboration de grands noms qu’il fait
son retour avec un nouvel album. Jean-Jacques Goldman, Jean
Kapler et Eric Benzi sont en effet à l’origine
des tubes Simon Papa Tara, Les lionnes ou La voix des sages. Grand
succès de l’album et des singles. Yannick retrouve la scène
et le public auprès duquel il éprouve tant de bonheur.
C’est ce mélange de musique et de tennis qu’il met en
œuvre au profit de l’association « Les enfants de la terre
» créée en 1988 avec sa mère. Il participe
aussi à d’autres actions humanitaires dont il est le parrain
et concert des Enfoirés au profit des « Restos
du cœur »
C’est ici le premier album live de Yannick Noah, un artiste qui
prend une dimension supplémentaire sur scène. Et c’est
toute l’ambiance et l’enthousiasme d’un public conquis que l’on
découvre ici.
En grande partie, les chansons sont extraites du dernier album
de l’artiste. Mais c’est avec plaisir que l’on découvre les
versions live de chansons qui sont déjà devenues des
tubes. C’est avec des rythmes qui oscillent entre reggae et rythmes
africains (« Les lionnes » ou « Simon Para Tara
») que Yannick réussi à emmener tout le public
dans son univers.
On découvre aussi des titres moins connus ainsi qu’un
hommage à sa plus grande idole : Bob Marley (« Redemption
song »). Avec des rythmes parfois plus calmes mais toujours
dans le même esprit. « Abakouilla » ou «
Entre ta peau » sont de ses morceaux qui méritent plus
d’attention.
Autre passage obligé, une version rallongée, et
toujours aussi énergique d’un de ses plus grands succès
: « Saga Africa ». Cette chanson marque les débuts
de Yannick Noah dans la chanson, et c’est un véritable plaisir
que de la découvrir en live.
Et le tout est terminé par la version personnelle de Yannick
Noah de notre hymne national. Rebaptisant La marseillaise en «
Oh rêves », il transforme la chant aux paroles guerrières
en une chanson positive et pacifique qui met en avant les trois
mots de la devise française : Liberté, égalité
et fraternité. Cette version avait provoqué à
l’heure de sa sortie, en 1997, une certaine réticence d’une
partie du public. Certains anciens combattants ne voulant pas que
l’on transforme le symbole de leurs luttes. Loin des polémiques,
cette conclusion reflète tout à fait l’esprit du chanteur.
Un voyage dans l’univers de Yannick Noah, avec les morceaux inévitables
de son dernier album et certains grands moments qui illustrent tous
les côtés de l’artiste qu’est devenu Yannick Noah.
Merci à Columbia…
Site officiel
: www.yannicknoah.com
Yannick Noah : Live 2002
1. Madingwa
2. Les lionnes
3. Ecoute
4. Abakouilla
5. Entre
ta peau
6. Ni divin ni chien
7. No melene me ziganda
8. Jamafrica
9. Quand la danse
10. Sans moi
11. Simon
papa tara
12. Yaka
13. Saga africa
14. La voix des
sages
15. Freedom
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