Yannick Noah : un chanteur désormais…
Agréable surprise que le dernier
album de Yannick Noah : avec ce nouvel opus, l’ex-tennisman fait
montre d’un véritable talent de chanteur, que l’on pouvait
jusque-là lui contester. D’une voix douce mais présente,
il allie langue française et camerounaise pour nous conter
rêves et souvenirs.
Il faut dire que le bougre a su s’entourer : entre
Jean-Jacques Goldman, qu’il est je crois inutile de présenter,
et Érick Benzi, celui qui se cache derrière la chanteuse
Angun et qui a participé à l’album Solidays contre
le SIDA - notamment avec le titre « Qui sait » - , Yannick
réunit deux des artistes français les plus en vogue
à l’heure actuelle.
Si Benzi est présent dans le rang des musiciens
comme percussionniste, il s’illustre également au sein de
la programmation, de l’enregistrement, du mixage et de la réalisation.
Il a en outre composé deux titres de l’album, Goldman quant
à lui en a écrit un - nous vous laissons deviner lequel…
Les deux ont mis leur voix à contribution dans les chœurs.
Pour parfaire le résultat, Noah s’est assuré
le concours d’une chorale camerounaise, celle de Saint Dominique
de l’Enfant Jésus de Kribi, ainsi que celui d’un trio de
cuivres sur « No Melene Me Ziganda », les "Horns
Flakes".
L’album est convainquant, c’est le moins que l’on
puisse dire : les ambiances ne sonnent pas ‘commercial’, on n’a
pas affaire à un exotisme aseptisé. Tout en étant
conçus d’une même veine, les titres sont variés
et tous très agréables à écouter.
Un album à ne pas manquer, donc. Il ne reste
plus qu’à souhaiter que Yannick Noah poursuive à l’avenir
sur cette lancée !
Jean-Marc . F