.nu {text-decoration: none; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;font-style: normal;text-align:justify}
.xa {text-decoration: none; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 8pt;font-style: normal}
.ev {text-decoration: none; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13pt;font-style: normal}
A:link {text-decoration: none; color: #000000}
A:visited {text-decoration: none; color: #000000}
A:hover {text-decoration: none; color: #B40AB6}
Mais qu’est-ce qui fait durer les « Monstres
» ?
Les « Monstres », ce sont bien sûr
les monstres sacrés du paysage musical international, ceux
que l’on entend sur les ondes depuis tant d’années que toute
personne née il y a moins de trente ans - et peut-être
plus dans certains cas - peut associer tel ou tel de leurs tubes
à un événement marquant de sa vie… Quand on
pense à tous les ‘artistes’ que l’on voit défiler
et qui ne perdure souvent guère plus d’un ou deux ans au
mieux, on peut se demander pourquoi et comment un Johnny, un Sting
ou une Madonna fédèrent autant de monde depuis tant
de temps.
En premier lieu, la voix joue pour beaucoup : elle
est identifiable dès les premières notes, et son propriétaire
sait en jouer avec subtilité pour faire ‘passer’ quelque
chose d’extra-musical, ce petit rien qui va toucher l’auditeur au
plus profond. Et immanquablement le talent. Cette capacité
à imaginer et à mettre en forme des musiques et des
textes toujours nouveaux mais reliés entre eux par une esthétique
commune, qui fait que Peter Gabriel fait du Peter Gabriel, David
Bowie du David Bowie.
Le ‘personnage’ est aussi très important,
car à un artiste on peut associer une personnalité,
qui nous devient aussi chère que ce qu’il représente
musicalement : le Balavoine engagé, tout comme le Sting ou
le Peter Gabriel, le Gainsbourg provocateur, la Madonna sulfureuse/mystique,
le Bowie avant-gardiste, le Johnny ‘loulou’ au grand cœur…
Mais tout cela ne serait rien face aux modes qui
se suivent sans une grande intelligence et la faculté de
savoir s’associer avec d’autres artistes, en fonction de leurs compétences,
ou encore celle de s’adapter aux goûts du moment: Johnny aura
fait appel successivement à Michel Berger, Jean-Jacques Goldman
puis à Pascal Obispo, Sting prend Brandford Marsalis au sax
soprano pour son fameux Englishman in New York, Madonna passe du
punk au pop-rock puis à un savant mélange danse/techno/disco
en passant par des titres un peu plus ‘New Age’, David Bowie suit
la mode tout en la réinvantant…
On voit combien la productivité est importante
pour rester ‘in’, et tous les artistes cités plus avant sont
réputés pour leur grande capacité de travail.
Mais parfois, certaines démarches que l’on
pourrait appeler des ‘tactiques’ commerciales peuvent sembler douteuses
sur le plan artistique : Elton John qui n’hésite pas à
reprendre, au lendemain du décès tragique de Lady
Diana une chanson écrite à l’origine pour Marilyn
Monroe, Sting qui autorise Puff Daddy a reprendre - et à
massacrer ? - son Every Step you Take en l’honneur du rappeur/gangster
Two Pack, Madonna qui actualise un Bye-Bye Miss American Pie certes
pas désagréable, mais finalement assez décevant
au finish…
Enfin, cela montre également une chose, à
savoir que pour durer dans le Show Business, il faut faire montre
d’un sévère esprit d’homme - ou de femme - d’affaire,
et ne pas hésiter à jouer des égarements esthétiques
des auditeurs que nous sommes… Car si nous sommes, par notre nostalgie
voire notre mélancolie actuelles, les instigateurs premiers
de ce goût de ‘revenez-y’ qui nous submerge à tous
les niveaux, il faut bien avouer que les artistes et leurs producteurs
font tout pour l’entretenir ! Reste à savoir comment nos
« Monstres » sacrés du Show Bizz’, une fois la
frénésie passéiste apaisée, réussirons
à retomber sur leurs pattes sans avoir à retourner
leur veste…
Jean-Marc . F