Nice Jazz Festival 2003 - Morceaux choisis…
Cette année, le Nice Jazz Festival a tenu toutes ses
promesses. La programmation, de plus en plus éclectique,
était quasiment sans failles, et les 52500 mélomanes
réunis lors de ces huit soirées ne s'y sont pas trompés.
Revenons sur quelques grands moments du festival…
Joe Jackson (22 Juillet). J'arrive sur "Steppin'
Out", son tube le plus commercial. Il a choisit de débuter
son spectacle par ce morceau, seul au piano devant presque 5000
personnes. La chanson se termine par une ovation du public… C'est
alors que je découvre le vrai Joe Jackson. Tout de noir vêtu,
avec le physique british typique, il enchaîne sur de la pop
et de la new-wave (toute ma jeunesse !). Le guitariste, Gary Sanford,
a le pied dans le plâtre. Ok, pas de problèmes, il
va jouer sur une chaise à roulettes. Il s'amuse, et amuse
la galerie. A la fin du deuxième morceau, Joe se lève
de son siège pour présenter ses musiciens (Graham
Maby à la basse et Dave Houghton à la batterie) et
enchaîne sur un morceau pop-rock dont il semble avoir le secret.
Moi qui m'attendais à une atmosphère jazzy, je suis
ravi ! Le sieur Jackson bouge dans tous les sens, se lève,
se rassoit le temps d'un solo de piano, se relève, se la
jouant rockstar glam-rock, tel un David Bowie ou un Richard Ashcroft.
Dommage que le son ne soit pas top !
Et on en arrive au principal problème du Nice Jazz Festival
: la sonorisation. Il y a, en fait, un double problème :
le premier est que la sono de la scène des Jardins est beaucoup
trop forte, et empiète sur la sonorisation de la scène
Matisse… Le deuxième, beaucoup plus grave, est que le sonorisateur
de la scène Jardins est un pur incompétent ! Ce n'est
pas moi qui le dit, c'est Joe Jackson en personne. Il fait arrêter
ses musiciens sur l'intro du quatrième morceau, et lance
à la foule (en français dans le texte) : "C'est
presque impossible de continuer comme ça. Il y a un espèce
de whou-whou (NDR : imitation de larsen basse…) sur la scène.
C'est pareil pour vous ?"… Et la foule de répondre un
grand "oui". Et Joe Jackson de rajouter un cinglant :"Sorry,
we try to play music here…". Viviane Sicnasi, productrice du
festival, qui était en train d'admirer le spectacle en bas
de scène, a apprécié. Du coup, les sonorisateurs
retours et façade ont dû affiner leurs réglages.
Résultat ? Il n'y a plus de fréquences basses du tout
! Il y en a qui ont dû laisser leur paire d'oreilles à
la maison. A moins que ce ne soit du sabotage (NDR : et oui,
certains sonorisateurs sont rancuniers… Mais ce ne sont pas les
meilleurs !)… Le son est devenu tellement pourri que la moitié
du public s'enfuit. Bel exploit !
Rita Mitsouko (22 Juillet). Comme vous pouvez le remarquer,
dans le Nice Jazz Festival, on ne rencontre pas uniquement des artistes
estampillés "jazz"… Personnellement, je préfère
ce type de programmation "mélange, découvert,
fusion" à une programmation jazz ch***…
Devant la scène, les fans purs et durs sont déjà
présents, hurlant le prénom de la star : "Catherine
!". La leader des Rita (NDR : Je précise, à
ceux qui l'ignorent encore, que Rita Mitsouko n'est pas le nom de
la chanteuse, mais du groupe. Car c'est un groupe : Catherine Ringer
au chant et Fred Chichin à la guitare) débarque
sur scène en… sifflant. Vêtue d'une veste orangée
aux larges rayures noires, elle débute le spectacle.
Car les Rita sur scène, c'est un vrai spectacle. Catherine
fait vivre les morceaux grâce à sa gestuelle, ou ses
changements de voix… Elle a une présence fabuleuse, par contre,
je pensais qu'elle communiquerait beaucoup plus avec le public.
Hormis le traditionnel "ça va ?", quasiment rien…
Fred, quant à lui, tire toujours autant la gueule… Euh, excusez-moi,
il est toujours aussi concentré. Le duo electro-varieto-folko-disco
est entouré de quatre musiciens : Noël Assolo (basse),
Franck Mantegari (batterie), Iso Diop (guitare… Fred se réservant
les parties de guitare les plus simples à jouer) et le fidèle
Fred Montabord aux claviers, qui ce soir, joue avec ses claviers
penchés. Bon, après les musiciens, la musique.
Depuis "La femme trombone", leur dernier opus en date,
sortit l'année dernière, le son est devenu (beaucoup)
plus electro. Ca fait du bien. Comme il est de tradition, le public
est ultra réceptif aux singles : "Les histoires d'A",
"Singing in the shower", "Le petit train",
"On n'a pas que d'l'amour"… Par contre, pas l'ombre
de Marcia. Le répertoire est axé sur le dernier album,
et le groupe n'a pas voulu interpréter le méga-tube
qui les a fait connaître :"Marcia Baila"…
Par contre, seule ombre au tableau, les cris de Catherine sont franchement
difficilement supportables. Ok, elle vit le morceau, mais le bruit
me rappelle un peu un cochon qu'on égorge. Lorsqu'elle se
contente de chanter aiguë, ça va, mais lorsqu'elle commence
à crier… Bref, ça m'a tellement gêné
que j'ai dû m'éloigner de la scène, et me réfugier
au fond du jardin…
Après le premier rappel, le groupe remonte sur scène
le temps d'une dernière chanson. C'est alors que les 5000
personnes présentes commencent à de trémousser
sur "Andy". Ca bouge partout autour de moi, même
dans les escaliers. Certains s'essayent même au chant ("Chou,
Andy, dis-moi oui, Andy"…), sans succès… Après
une furieuse version (12 minutes) de ce standard, avec un passage
P-Funk à la fin, en hommage à George Clinton, et un
passage electro-dub, le groupe quitte la scène. La soirée
s'achève…
Jimmy Cliff (23 Juillet). Après un premier morceau
instrumental "pot-pourri", qui juxtapose quelques mesures
des hits de Jimmy, la star entre en scène. Habillé
tout de jaune, et d'une chemise orange, on le remarque de loin…
Le répertoire sera composé, en majeure partie, de
morceaux de son dernier album, "Fantastic Plastic People",
mais aussi, des hits qui ont fait sa gloire…
Sur le premier morceau, "You can get it if you want",
on s'aperçoit que Jimmy a toujours la pêche. Celui
qui était programmé, l'année dernière,
en guest-star de Dave Stewart, revient cette année en star.
Le public s'est massé dans les jardins de Cimiez. Jimmy Cliff
a commencé son show devant 600 personnes, et l'a fini devant
cinq fois plus !
Jimmy est un vrai condensé de bonne humeur. Son énergie
est communicative, et le public adhère immédiatement…
Ca bouge, ça danse, ça crie, ça fume (chut,
il faut pas le dire !)… Il faut dire que le sieur Jimmy, légende
du reggae, sait s'y prendre avec son public. A grands coups de questions
/ réponses entre lui et eux, il les fait participer… Il a
même prévu des intermèdes plus calmes, pendant
lesquels le public a réellement la parole. Allez, répétez
après moi : "save our planet Earth".
Après cette pause écolo, la reprise de Cat Stevens
("Wild world") et le cours de danse magistral de ses choristes,
la fin du concert est mémorable. Jimmy Cliff a gardé
le meilleur (enfin le plus connu…) pour la fin, et enchaîne
ses hits : "Many rivers to cross", "I can
see clearly now" et, bien sûr, "Reggae Night".
La foule, tout comme le chanteur d'ailleurs, exulte. En rappel,
nous avons droit à un étonnant "Rivers of
Babylon", popularisé par Boney M…
Bumcello (24 Juillet). On m'avait présenté
Bumcello comme un duo batterie / violoncelle. Je m'attendais donc
au pire. Mais j'ai été agréablement surpris.
Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une brève présentation
du duo. D'un côté Vincent Segal au violoncelle et aux
chorégraphies, de l'autre Cyril Atef à la batterie,
percussions, chant et bruitages en tout genre. "Le double effet
Bumcello" peut être résumé en quelques
mots : 100% impro. Rien n'est préparé, tout est pensé
sur l'instant, sur scène. Pour ce faire, les deux musiciens
utilisent un nombre incalculable de pédales et d'effets…
La technique est la suivante : Vincent lance un rythme à
la batterie, Cyril joue quelques notes qu'il enregistre en temps
réel (sampling). A partir de là, ces quelques notes
se répètent, et Vincent commence à jouer une
autre partie par-dessus… C'est clair ? Donc, ils ne sont que deux
sur scène, mais nous pouvons entendre jusqu'à 8 ou
10 parties instrumentales différentes… Fabuleux ! Un conseil
: si vous habitez la Côte, réservez votre place pour
leur concert du 18 Décembre à Cagnes-sur-Mer, vous
ne serez pas déçu…
Noa (25 Juillet). Ah ! Il n'y a plus une seule place disponible
dans les Arènes, ni assis, ni debout. La belle Noa, accompagnée
d'un quartet à cordes italien, d'un percussionniste et de
son guitariste préféré, Gil Dror, fait son
entrée sur scène. Autant vous le dire, je ne peux
pas être objectif. Je suis tombé sous le charme de
Noa il y a 3 ans, lors de son passage à Nice. Dès
les premières notes, la paix et la quiétude raisonnent
dans sa voix. Osant les notes suraiguës, elle enchante les
1700 personnes venues l'applaudir. Les arrangements du quartet à
cordes rajoutent au sublime de la soirée. Le duo percus /
guitare en a laissé plus d'un assis. Le répertoire,
qui inclus la majorité des titres de son dernier album, "Now"
(dans lequel figure son dernier single : "Eye in the sky",
reprise d'Alan Parson Project), ne laisse plus beaucoup de place
aux anciens titres ("Beautiful that way", "Si
je m'abandonne à toi", etc.). Heureusement, en rappel,
nous avons droit au subliiiiiime "Babel", chanté
en anglais, français et hébreu. Le fin mot de la soirée,
repris en choeur par le public présent, résume ce
qu'elle est, ce qu'elle fait, et ce vers quoi elle aspire : "Shalom",
ce qui signifie "paix" en hébreu.
Robert Plant (26 Juillet). Dès les premières
notes, on sent que ça va être bien rock. La sono est
poussée (presqu'à fond), les guitares me fracassent
les oreilles, mais j'aime ça ! Robert Plant, ex-chanteur
du mythique groupe Led Zeppelin, débarque sur scène
très décontracté (jean, baskets...), accompagné
de son nouveau groupe, Strange Sensation. Après quelques
chansons montrant qu'ils ne sont pas venus là pour rigoler,
mais pour nous faire "rocker", Robert dédicace
la chanson "The morning dew", popularisée
par Grateful Dead, au président Blair (non, non, ce n'est
pas une erreur...), et de rajouter : "this is a song about
the morning after the big mistake". Discret, mais efficace
! Bon, tout ça c'est bien, mais la majorité du public
(pas trop nombreux, ça baisse de jours en jours) est venu
pour une seule chose : entendre des chansons de Led Zep ! Et Robert,
qui n'a rien perdu de sa voix de légende, s'exécute
: "Misty mountain hop", extrait de l'album IV,
résonne dans les Jardins. La foule est aux anges ! Après
une reprise "aérienne" de "Hey Joe",
popularisée par Jimmy (Jimmy qui ?), dans laquelle il a changé
accords, atmosphère et même quelques paroles, ainsi
qu'une chanson dédiée à Elvis, c'est autour
de "Baby I'm gonna leave you" d'être exhumée
des méandres led zeppeliniens... Grand moment... On se croirait
revenu à la grande époque. Le morceau commence, mais
on ne sait jamais quand, ni comment il va finir ! En tout cas, Robert
a gardé un atout de taille dans sa manche. Pour le rappel,
on pousse encore un peu plus la sono dans le rouge, et les guitaristes
entament LE riff. Lequel ? Celui de "Whole lotta love",
bien sûr. Oh mes amis ! C'est de la foooooooolie dans les
Jardins. Je sors de là sourd de l'oreille gauche, mais heureux
!
Chic (26 Juillet). Que faire pour rameuter la foule présente,
et l'emmener gentiment jusqu'à la scène des Jardins
? Taper fort ! C'est donc à la surprise générale
que Nile Rodgers, et le groupe Chic débutent leur concert
avec "Le Freak" ! La sono est poussée à
fond (cette fois-ci), et rien ni personne ne résiste à
la folie disco-funk d'un des maîtres du genre. C'est une vraie
groooove party ! La production du festival, les attachées
de presse et tous les journalistes du festival sont réunis
en bas de scène. Et quelle n'est pas notre surprise de voir
débarquer... Késiah Jones, qui veut partager la grand'messe
du groove avec nous. Il tape dans ses mains, danse, crie, siffle...
Mais bon, revenons à ce qu'il se passe sur scène.
Bon, c'et vrai, en ce qui concerne les paroles, ça ne vole
pas haut, c'est même au ras des pâquerettes ("everybody
dance and clap your hands..."), mais ça groove.
Du jamais vu ! Reprenant une phrase de Miles Davis ("la
musique sonne mieux quand on sait qui la joue"), Nile Rodgers
ses musiciens, qui exécutent, chacun à leur tour,
un petit solo. Ce morceau, qui ne sert à rien, dure quand
même plus de 15 minutes. Ce qui nous aura permis de découvrir
que, derrière la batterie, se cache Omar Hakim (ancien batteur
de Madonna, Sting, Bowie...). Après ce morceau "vide",
Nile Rodgers et son groupe s'engage dans un medley des plus belles
chansons écrites par Nile. On y retrouve donc : "I'm
coming out" et "Upside down" (popularisées
par Diana Ross and the Supremes), "Greatest Dancer"
et "We are family" (popularisées par Sister
Sledge)... Et ça continue de plus belle avec le dernier morceau
: "Good times", la chanson favorite de Nile, qui
contient, évidemment, un passage rap. Histoire de reprendre
à Sugar Hill Gang ce qu'ils lui avaient volé (dans
la chanson "Rapper's delight", premier morceau
de rap au monde...). C'est cool qu'un artiste qu'on a samplé,
resample à son tour. C'est fini ? Ben, normalement oui, mais
le public est chaud... Alors ? Alors Nile Rodgers fait revenir son
groupe sur scène pour rejouer "Le Freak".
Même si on sent que c'est calculé, on y reprend goût,
tout comme Kesiah, qui danse comme un dingue à côté
de moi ! Allez hop, je rentre vite rédiger cette chronique
et dormir un peu. Demain, grosse journée : c'est la soirée
soul...
Solomon Burke (27 Juillet). Tout comme le show de Wilson
Pickett, qui passait avant lui, le groupe a commencé, mais
l'artiste n'est pas encore sur scène. Après Robert
Plant, venu admirer Wilson Pickett, c'est au tour de Bono de s'arrêter
à côté de moi pour admirer Solomon. Dix minutes
plus tard, Solomon Burke fait son entrée sur scène.
Vêtu d'une longue cape rouge, il vient s'asseoir dans le grand
fauteuil rouge qui gît en plein milieu de la scène.
Pendant plus d'une heure vingt, Solomon prêche la bonne parole.
De la soul à l'état pur... Wilson Pickett lui fait
même la surprise de s'inviter sur scène. Il vient dire
bonjour à Solomon, considéré par beaucoup comme
le roi de la soul, et l'accompagner de sa voix. Un grand moment
! Car Solomon, ce soir, a vraiment mérité son titre
de roi de la soul. Contrairement à Wilson Pickett, vieillissant,
affaibli et frisant le ridicule, le show est super rodé.
Solomon enchaîne tous les morceaux, et les musiciens suivent
au quart de tour. Grands moments dans ce spectacle : les reprises
de "Georgia on my mind" (morceau mythique de Ray
Charles), et "Sitting on the dock of the bay" (en
hommage à Otis Redding).
Kool and the Gang (27 Juillet). Cette fin de soirée
posait un dilemme à beaucoup de gens : d'un côté
les Blues Brothers, de l'autre Kool and the Gang. J'ai choisi mon
camp : ce sera Kool et son équipe ! Pour beaucoup de gens,
Kool and the Gang c'est "Celebration" ou "Get
down on it"... Mais en fait, il y a deux périodes
distinctes dans la carrière du groupe, qui sont bien retransmises
dans ce show : d'un côté les gros hits fm bien commerciaux,
et de l'autre, du groove à l'état pur, la plupart
du temps instrumental, qui laisse une large place aux cuivres. C'est
cette période que j'apprécie particulièrement,
et j'ai été servi ! Attention, c'est parti. Kool and
the Gang enchaîne les chansons à la vitesse de l'éclair,
il n'y a quasiment jamais de temps morts, les chanteurs se relaient
et les musiciens dansent. La première partie est composée
de hits qui ont fait connaître le groupe au grand public :
"Emergency", "Fresh", "Take
my heart", "Joanna", "Too Hot"...
La seconde partie nous ramène au coeur des années
70, quand le pantalon patte d'eph était de rigueur : "Hollywood
swingin'", "Jungle Boogie", "Open
Sesame", "Funky stuff" et "Summer
madness". Hallucinant. Comme on m'empêchait de voir
ce qu'il se passait sur scène, j'ai dû me reculer,
mais j'apprécie tout autant le spectacle. Avant d'aborder
la troisième partie, qui verra le retour en force des hits
fm, le groupe Kool and the Gang a voulu rendre hommage à
Barry White en interprétant un de ses titres : "Come
on, come on"... "Une voix comme celle-là,
ça vous touche là (en montrant son coeur)"
dira un des chanteurs. L'émotion est à son comble,
alors le groupe en profite pour glisser leur slow mielleux à
souhaits : "Cherish"... Attention, c'est reparti
: "Let's go dancing", "Ladies night",
"Get down on it", et bien sûr en rappel,
"Celebration"... Un vrai best of en live ! Oh what
a night !
Jamiroquai (28 Juillet). D'obscures raisons mercantiles,
doublées; comme souvent, de favoritisme poussé, ont
fait commencer Jamiroquai avec plus de 20 minutes d'avance. Du jamais
vu ! Dans le même temps, les dites raisons évoquées
plus haut interdisaient aux journalistes de s'approcher de la scène.
Je me retrouve donc au fond des Jardins, bloqué par plus
de 8000 personnes batifolant gaiement parmi les oliviers qui m'empêche
d'entre apercevoir la scène. D'où je suis, je ne vois
que des lumières jaunes ou vertes, et un petit bonhomme avec
un chapeau bizarre qui bouge sur scène. Il ne me reste plus
qu'à faire une chronique "disque"... Le concert
commence sur "Canned Heat". Une version tellement
parfaite et aseptisée que je soutiens mordicus à mes
voisins qu'il s'agit du disque, et que l'artiste n'a pas encore
fait son entrée sur scène. Perdu ! A partir de là,
les titres, qui font en moyenne 8 minutes chacun, ont de la difficulté
à s'enchaîner. Le groupe traîne... Ah, ça
continue : "Use the force", "Cosmic girl","Little
L", "Blow your mind", "High times",
"Travelling without moving", "Butterfly"
(très décevant en live"…) , "Just
another story", "Mr Moon", "Alright",
"Deeper underground", "Love foolosophy".
En tant que fan inconditionnel, je regrette que les arrangements
de certaines chansons soient statiques. Qu'en est-il de la période
où les chansons n'étaient jamais interprétées
deux fois de la même façon ? Cette période est
révolue. Visiblement Jamiroquai a trouvé son son,
et n'en bouge plus. Par contre, j'ai particulièrement apprécié
qu'il ressorte des chansons de ses deux premiers albums. C'est la
première fois, depuis huit ans, que je pouvais ré-écouter
en live des chansons comme "Mr Moon", "Blow
your mind" ou "Just another story". A
l'époque de ses débuts, en 1993, Jay Kay fréquentait
un peu trop Marie-Jeanne pour se souvenir des paroles et terminer
le morceau... Grands moments !
Overhead (29 Juillet). La super bonne surprise de la soirée.
Des français qui font de la brit-pop. "Aérien"
et "Mélodieux" sont les deux adjectifs qui me viennent
à l'esprit pour qualifier leur musique. C'est un subtil mélange
entre Coldplay, Alan Parson, Pink Floyd et Radiohead. Retenez bien
ce nom, car leur deuxième album est en préparation.
A découvrir d'urgence !
Si l'on pèse le pour et le contre, le Nice Jazz Festival
a toujours le même problème : la sonorisation. Visiblement,
depuis l'année dernière, rien n'a été
modifié. Dommage ! La nouvelle orientation de la scène
Jardins a aussi posé des problèmes a beaucoup de gens
(merci Claude !). Par contre, le Nice Jazz Festival est devenu l'événement
immanquable de la mi-juillet sur la Côte. Pourquoi ? Car la
programmation s'améliore d'année en année.
Les soirées thématiques fonctionnent de mieux en mieux.
Rendez-vous l'année prochaine, et … bonne chance à
Viviane…