Jean Jacques Goldman : "Quand la musique
est bonne..."
De Céline Dion à Patricia Kaas en passant par
Khaled ou Yannick Noah, il y a de fortes chances que vous soyez
en train d’écouter un titre composé par Goldman. Qui
est ce faiseur de tubes, qui évite les strass et les paillettes
du show business, qui n’en veut même pas aux journalistes
qui pendant des années, l’ont éreinté?!! Goldman,
c’est sûr est l’homme aux mains d’or dans tous les sens du
terme.
Jean-Jacques Goldman est né le 11 octobre 1951à
Paris de parents immigrés juifs polonais. Il est le troisième
d’une famille de 4 enfants : Pierre, Patricia, Robert et lui. Il
a vécu une enfance qu’il qualifie de banale dans la banlieue
parisienne à Montrouge.
Les années 50/60
Durant ces années,
Jean-Jacques Goldman va étudier le violon, le piano et la
guitare. A 12 ou 13 ans il entend la chanson d’Aretha Franklin «
Think » et se rappelle avoir eu ce jour là une
vraie révélation pour la musique. Il poursuit pourtant
brillamment ses études et obtient son BAC D .Il se tourne
ensuite vers une prépa HEC qu’il obtient avec succès.
Parallèlement il fait parti d’un groupe The Red Mountain
Gospellers pour lequel il est organiste. En 1966, ce groupe
lui permet de faire ses premiers pas dans un studio d’enregistrement
puisqu’il va enregistrer un premier 45 tours de gospel sur lequel
il joue de l’harmonica, de la guitare et de l’orgue.
Histoire
de pouvoir d’adonner quand même à la musique, Jean-Jacques
s’inscrit dans une fac de socio "rien que pour bénéficier
d’horaires allégés" selon ses propres mots...
Les années 70/74
Jean-Jacques Goldman obtient
une maîtrise de sociologie et donne des concerts fréquemment
pour des soirées privées ou des discothèques.
En 1974, il réalise son service militaire dans l’armée
de l’air. Malgré son diplôme et sa carrière
de commercial toute tracée, Jean-Jacques décide de
jouer la carte de l’incertain et de se lancer dans la musique. Il
reprend le magasin de sport de ses parents devenus âgés
avec son frère Robert et tente de les convaincre que sa voie
est dans la musique "Qu’ont ait fait des études pour
vendre des articles de sport était assez incompréhensible
pour eux..."
1975
Les années dans son groupe Tai Phong
débutent. Jean-Jacques Goldman enregistre trois 45 tours.
Cette rencontre avec Khanh ingénieur du son et Tai, guitariste
est décisive. A la recherche d’un musicien qui vienne compléter
leur formation, ils sont séduits par les compétences
vocales et créatives de Goldman : le groupe Tai Phong
("grand vent" en vietnamien) est né. Ce groupe
est renforcé par l’arrivée de Jean-Alain Gardent aux
claviers et de Stéphane Caussarieu à la batterie.
Après un an de répétitions, ils finissent par
signer chez la maison de disque WEA. En 1975, le premier album puis
le premier tube « Sister Jane » paraît. En 1977,
sort un second album Windows. En 1979, un troisième
album Last Flight vient clore l’aventure du groupe.
Jean-Jacques Goldman décide de s’installer dans un appartement
et d’écrire lui même ses propres chansons en français.
Sa femme Catherine, qu’il a rencontrée en 1972 croit en son
talent et l’encourage.
Jean-Jacques rencontre alors l’éditeur
Marc Lumbroso avec lequel il possède beaucoup d’affinités.
La même année, le groupe Tai Phong se dissout mais
c’est un mal pour un bien car Jean-Jacques Goldman sort peu après
son premier album solo Il suffira d’un signe. Cet
album connaît un succès non négligeable (vendu
à 500 000 exemplaires). Goldman signe un contrat pour 5 albums
avec EPIC. Il réitère en 1982 avec un deuxième
album Quand la musique est bonne. Jean-Jacques qui
veut intituler cet album Minoritaire s'expose
à un refus de sa maison de disque pour raison marketing.
L’album sort donc, comme le premier, sans titre.
En 1983, Jean-Jacques
Goldman organise sa première tournée, « Comme
toi » et peu après son troisième album
Envole-moi paraît. Cet album atteint
le sommet des hit parades et lui permet d’obtenir le Diamant d’Or
de la Chanson Française.
Tout lui réussit, il
a alors la chance de faire pour la première fois, un concert
a l’Olympia, une date et un lieu mythiques...
En 1984, il sort
un troisième album au titre nettement plus consensuel Positif.
En quelques mois, il se vend à 500 000 exemplaires et devient
même disque de Diamant en 95.
1985/88
Toujours dans le même état d’esprit,
Goldman sort en 85, un nouvel album Non Homologué
d’où sont extrait les titres « Compte pas sur moi »
et « Je te donne » chanté en duo ave Michael
Jones.
Jean-Jacques contribue et participe à la réalisation
d’un disque en faveur de l’Éthiopie et chante lors du concert
des Chanteurs sans Frontières avec son ami Daniel Balavoine.
Malheureusement, ce dernier meurt en 1986, la même année
que Coluche pour lequel Goldman avait composé peu avant la
musique d’ouverture des Restos du Cœur.
C’est alors, qu’au
sommet de sa carrière Goldman est décrié voire
descendu par la presse pour ses chansons "simplistes"
et "niaises". Il se refuse à tout commentaire et
répond avec humour aux critiques en signant de sa main à
son public "Merci d’être venus quand même..."
En 1986, Goldman poursuit tout de même sa tournée au
Canada et en Afrique de l’Ouest. Il compose également les
titres de l’album Gang de Johnny Hallyday.
En novembre, il est élu chanteur de l’année aux Victoires
de la Musique.
En 1987, Goldman fait paraître sa première
vidéo "Carnet de route"
et sort un double album Entre Gris Clair et Gris Foncé,
enregistré dans les conditions du direct avec quelques musiciens.
L’album se vend à quelques 250 000 exemplaires et atteindra
le million 10 ans après. On retrouve de belles surprises,
des chansons plus intimistes telles que « Là-bas »
et « Puisque tu pars ».
Il donne alors des concerts
somptueux à New-York, en Afrique et dans l’Océan Indien.
1989/1993
Un album live intitulé Traces
sort dans les bacs. La tournée de Goldman se poursuit
et il entame la tournée des Enfoirés en compagnie
d’autres chanteurs tels que Eddy Mitchell ou Michel Sardou.
En 1990, Le trio Fredericks-Goldman-Jones se crée
et donne naissance à une tournée en 1992 puis à
la sortie d’un album en 1993 Rouge.
La même
année, Goldman composera la chanson « Il me dit que
je suis belle » pour Patricia Kaas sous le pseudonyme
de Sam Brewski.
1994/96
Goldman part en tournée avec les Chœurs
de l’ex-Armée Rouge qu’il convie à chanter sur le
titre « Rouge ». Entre riffs de guitare et chœurs
lyriques, la chanson est un immense succès. Peu après,
le trio donne une série de concerts dans le club parisien
Jazz Morning au profit de l’association "Amnesty International".
En 1995, il compose un premier album pour la chanteuse Céline
Dion intitulé D’Eux d’où
sont extraits les immenses tubes « Pour que tu m’aimes encore
» et « Je sais pas » entres autres.
En 1996,
notre homme "aux mains d’or" compose le succès
« Aicha » pour le chanteur Khaled.
1997/99
Après plus de 10 ans, Goldman revient
enfin avec un album solo intitulé En passant
et très attendu par ses nombreux fans. On y retrouve
des titres devenus incontournables tels que « On ira »
et « Bonne idée » diffusés sur
les ondes. L’album sera vendu à quelques 1 250 000 exemplaires...
En 1998, Goldman part en tournée et réalise parallèlement
un second album pour Céline Dion « S’il suffisait d’aimer
» d’où est extrait le succès du même nom.
En 1999, la tournée se termine. Goldman fait tout de même
une apparition au Stade de France en compagnie de Céline
Dion pour interpréter en duo « J’irai où tu
iras » et « Les derniers seront les premiers »
A la fin du mois de janvier, les Enfoirés enregistre un nouveau
spectacle au Zénith. Entre temps, Jean-Jacques composera
la musique du film "Asterix et Obélix contre
César"
Il continue parallèlement
de composer des titres pour Patricia Kaas comme « Les chansons
commencent » ou « Une fille de l’Est » et participera
au nouvel album de Marc Lavoine sur le titre « J’écris
des chansons »
2000 et plus...
Une compilation reprenant les plus
grands succès du parcours Frédéricks-Goldman-Jones
: Pluriel
Une réédition de l’album
Entre Gris Clair et Gris Foncé paraît
avec l’intégralité des 20 chansons.
Notre auteur-compositeur
favori se consacre à l’écriture de chansons pour d’autres
artistes tels que Yannick Noah ou Gérald de Palmas
(pour lequel il a écrit le texte de « J’en rêve
encore »)
Depuis novembre 2000, on peut trouver
toutes les vidéos de Goldman en DVD.
En décembre
2000, est sorti Noël ensemble au profit
d’Ensemble contre le SIDA. Goldman participera à cette chanson
phare de l’album.
En novembre 2001, il a également participé
à un concert en faveur des sinistrés de Toulouse en
compagnie de Patricia Kaas, Patrick Bruel, David Hallyday et beaucoup
d’autres. Ce concert a permis à Francis Cabrel de remettre
un chèque de 2 millions de francs à la Fondation de
France pour les victimes de l’usine AZF.
Pour finir, sachez que les dates de la tournée 2002 de
Goldman sont enfin connues : il sera à Paris au Zénith
en juillet, septembre et octobre prochains. Alors n’oubliez pas
de réserver vos places...
Pour Jean-Jacques Goldman, la musique est bien plus qu’une
passion, c’est un sacerdoce, une vocation, une destinée.
Il reconnaît lui-même son attachement à la musique
et son perfectionnisme en déclarant " Je fais la musique,
les textes, les arrangements. Ca me prend 4 à 5 mois de travail
étant donné que je refais chaque titre au moins 4
fois, en changeant de découpage, de tonalité... Ensuite
il y a 2 mois de réalisation. Je compte environ 30 jours
pour faire un album, en travaillant 3 ou 4 jours par semaine"
En tout cas, le fruit de son travail sera toujours, on l’a dit,
excellent!
Site officiel : http://enpassant.jean-jacques-goldman.com/
Le meilleur site de fan : http://www.parler-de-sa-vie.net/index2.html
Fan Club Jean-Jacques Goldman
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