L’événement du MIDEM 2003 : Gaïa
World Event
« Nous n’héritons pas de
la Terre de nos ancêtres, ce sont nos enfants qui nous la
prêtent. » C’est par ces mots que peut être
symbolisé le véritable événement de
ce MIDEM 2003 : La Gaïa Word Event.
Alan Simon, un breton qui a signé avec
succès l'oeuvre « Excalibur, la légende des
Celtes » et réalisé l'album « Open the
doors » de Roger Hodgson (leader et fondateur de Supertramp)
est à l'initiative du projet humanitaire Gaïa World
Event qui vise à créer, à l'échelle
mondiale, une méthode scolaire dédiée à
la protection de l'environnement.
Pourquoi avoir choisi le MIDEM pour lancer cet
évènement ? L’instigateur de cet évènement
planétaire déclare : « Le MIDEM a toujours
été une vitrine importante des nouvelles tendances
et des grands événements. C'est la raison pour laquelle
je me réjouis de présenter au cours de ce rendez-vous
international incontournable l'événement Gaïa».
Alan Simon a réuni autour d'un album une
vingtaine d'artistes, sensibles au devenir de la planète
et de son environnement. Parmi eux : Midnight Oil (NDR : juste
avant leur séparation. C’est dire si l’événement
est de taille !), Zucchero, Anggun, divers membres
du Fleetwood Mac original, de Supertramp et des Moody Blues, Cesaria
Evora, Billy Preston, Manu Dibango... et plus de 350 musiciens du
monde. La sortie de l'album Gaïa, composé de 21 titres
originaux, est prévue pour le 21 mars 2003. Trois
années ont été nécessaires pour réunir
et convaincre tous ces artistes. Cet album a été enregistré
dans plus de quinze pays, et tous les artistes ont participé
bénévolement à l’enregistrement, dont les bénéfices
serviront à financer et diffuser le premier manuel d’éducation
à l’environnement.
"Gaïa" symbolise
La Terre Nourricière dans la mythologie grecque. «
Je ne suis pas attiré par la spiritualité, mais
par les symboles, déclare Alan Simon lors de la conférence
de presse. Je n’aime pas les mystiques, à part un mystique
gentil comme George Harrison. Gaïa est un cri de colère
personnel et je souhaite qu’il devienne un mouvement pour la prise
de conscience de l’état de notre planète. Mon grand-père
était garde-chasse et j’ai toujours eu une relation forte
avec la nature. Un de mes amis, Hubert Reeves m’a dit que 72% des
espaces verts disparaîtront d’ici 2032. Je souhaite que mes
chansons permettent une prise de conscience de ce problème.
»
En mars 2003, le concept "Gaïa"
réunira aussi de nombreuses personnalités autour d'une
marche symbolique, et divers mémorables jams sessions au
coeur de l'Himalaya ainsi que dans divers lieux symboliques de l'écosystème
planétaire (Amazonie, Sahara...). L'aventure se ponctuera
par un album live et par « Le concert pour la planète
» prévu en le premier week-end de septembre 2003, dans
les jardins du Château de Versailles. Quatre autres concerts
géants sont aussi prévus, un par continent.
Lundi 20 Janvier 2003, le projet Gaïa
World Event a été présenté en avant-première
à la presse et aux quelques chanceux qui avaient pu trouver
une invitation. Ce showcase mémorable a réunit
dans le Grand Auditorium du Palais des Festivals, quelques-uns des
artistes ayant participé à la réalisation de
cet album. Parmi eux : la chanteuse indonésienne Anggun,
des membres du groupe Supertramp (John Heliwell,
Bob et Jessie Siebenberg), la légende des claviers
Billy Preston (NDR : le solo de rhodes sur le titre «
Get Back » des Beatles, c’était lui
!). Mais aussi Justin Hayward le co-leader et la célèbre
voix des Moody Blues, Heather Small la voix soul du groupe
M.People, le violoniste Didier Lockwood, le compositeur et
chef d'orchestre Lee Holdridge, Jeremy Spencer le
guitariste du Fleetwood Mac original, le célèbre saxophoniste
Manu Dibango, et bien d'autres encore... Tous ces artistes ont
interprété quelques titres de l'album auprès
des participants du MIDEM 2003 et du public. Notons que lors de
ce spectacle, tous les musiciens jouaient en direct ; comme quoi,
il y en a qui savent encore. C’est tellement rare que ça
méritait d’être souligné, surtout que les musiciens
ne se sont retrouvés que deux jours avant le show pour commencer
à répéter !
A l’origine, George Harrison devait participer
à ce gigantesque projet, mais la maladie a eu raison de lui.
C’est pour cette raison qu’Alan Simon a décidé de
lui dédier Gaïa. C’est aussi pour cela que les spectateurs
pouvaient entre l’album « Brainwashed » (son dernier
album posthume) avant que le show ne débute. Je précise
que George était le créateur des concerts à
but humanitaire. En 1971, il avait organisé, avec l’aide
de ses amis Bob Dylan et Eric Clapton, le concert pour le Bangla
Desh, pour soutenir le peuple de ce pays frappé par la pauvreté
et la famine.
Mais revenons au spectacle… Grandiose ! L’orchestre
symphonique de Cannes, dirigé par Lee Holdridge, John Heliwell,
Manu Dibango, Didier Lockwood, cet incroyable petit homme, Vladimir,
qui pratiquait le chant poly harmonique, cette fabuleuse cantatrice
tchécoslovaque, Brankica Vasic, et … Anggun. Aussi à
l’aise qu’un poisson dans l’eau. Vous l’aurez compris, à
cause extraordinaire, événement extraordinaire. Ce
n’est pas de la variété banale, ce n’est pas une comédie
musicale, ce n’est pas de la musique traditionnelle, ce n’est pas
du jazz, ce n’est pas du classique, ce n’est pas de la folk… C’est
un mélange de tout cela, et de bien plus encore. En clair,
c’est hors du commun. C’est un spectacle étonnant qui ne
laisse personne indifférent.
Les moments forts ont été la première chanson
: « Peace on Earth », interprétée par
Heather Small; la chanson « World », interprété
sur l’album par Zucchero et Anggun, et qui sera le
premier single (NDR : Zucchero ne pouvant être présent,
ce titre a été interprété sur scène
par James Wood et Anggun), « On the road » interprétée
par Justin Hayward, « Beautiful dream », magnifique
chanson interprétée par James Wood qui rappelle le
style de George Harrison et Julian Lennon (le premier fils de qui
vous savez), et enfin, « The wish », sublimé
par la belle Anggun.
Dernier point, et de taille : l’humilité d’Alan. Il est
en train d’organiser un événement gigantesque, mais
ce n’est pas pour ça qu’il a la grosse tête. C’est
quelqu’un de très simple, très gentil et très
zen. Comme il l’a dit lors de la conférence de presse, il
se moque du business et du show business, c’est pour cela qu’il
a intégralement financé Gaïa. En effet, il ne
voulait pas que cela soit récupéré par les
majors et a donc vendu son catalogue d’éditions pour financer
le projet. Une telle attitude est tellement rare qu’il est nécessaire
de la souligner. Précisons pour terminer que tous les fonds
récoltés par les ventes des disques et du spectacle
seront intégralement reversés à la protection
de l’environnement.
En conclusion, je cède la parole à Alan : «
Ce n’est pas ces quelques chansons qui vont changer la face du
Monde, mais si elles permettent une prise de conscience, ce sera
déjà un grand pas de franchi. C’est mon devoir en
tant qu’être humain de réaliser ce projet pour ne pas
laisser crever la planète.» Nous reviendrons bien
évidemment, en temps voulu, sur ce projet.
Sortie de l’album : 21 Mars 2003
Site officiel : www.gaiaevent.com (bientôt)