Dansons tous dans nos anoraks avec Dionysos
!
Alors c’est l’histoire de potes de lycée originaires
de Valence qui décident en 1993 que, ben pourquoi pas, eux
aussi ils vont devenir célèbres et même, qui
sait, aller un jour enregistrer à Abbey Road, là où
les Beatles les avaient précédés. Bon, pas
très original me direz vous, y’en a un paquet qui ont caressé
ce doux rêve… mais nettement moins qui l’ont réalisé
!
Dans l’ordre d’apparition je vous présente Guillaume à
la basse, Mathias au chant, à la guitare folk et à
l’harmonica, Michaël à la guitare électrique
et Eric à la batterie. Ces quatre mâles ont été
rejoints en 1997 par la charmante Elisabeth, la demoiselle du groupe,
qui taquine à la fois le violon, le piano, les castagnettes
mais qui surtout prête sa voix cristalline aux chœurs. Voilà,
désormais vous êtes familiers de la petite bande.
En ce qui concerne leur histoire, beaucoup de travail, des petits
coups de chance de la vie, des démos qui ont abouti sur les
bureaux des bons producteurs … Des concerts confidentiels aux tournées
avec Louise Attaque, la route a été longue mais toujours
parsemée de fous rires. Et aujourd’hui ils sont nominés
au prix Constantin, prix similaire au Mercury Price anglais, qui
récompensera mi-octobre l’album le plus « frappant
» de la production française 2001-2002. Ils se retrouveront
notamment aux côtés de Bénabar, Le Gotan Project
ou encore de mon chouchou, Vincent Delerm.
Bon, parlons un peu de leur musique tout de même…Alors,
forcément, si vous êtes un mordu de textes torturés
qui vous plongent illico dans la déprime la plus noire, passez
votre chemin. En revanche, si vous n’êtes pas contre un petit
pétage de plombs musical, une fois de temps en temps comme
ça, entre la lessive de la semaine et la visite aux beaux
parents, foncez acquérir leur Western sous la neige (déjà
leur quatrième album tout de même). Pour vous
donner une idée, vous y entendrez parler d’une jeune fille
« qui se disait coiffeur d’oiseaux », amenant du coup
« les oiseaux à voler un peu de travers », d’un
petit Jedi « tellement nerveux que lorsqu’il pleuvait il s’électrocutait
», d’une « Liquid Princess », de Don Diego 2000
doué d’une dyslexie magique qui suture des mots doux
à l’oreille des jeunes filles ou encore de John Mc Enroe.
Vous l’aurez compris, ces cinq là ne se prennent pas au sérieux
et regorgent d’énergie. D’ailleurs, Mathias le chanteur grille
3000 calories par concert, bondissant d’un bout à l’autre
de la scène !
Leur musique est, au fil des années, de plus en plus aboutie.
Ils travaillent désormais avec les plus grands et leur travail
acharné leur promet un avenir des plus radieux. S’ils restent
imprégnés des influences qu’ils revendiquent (Beck
notamment), ils ont su conférer à cet album leur touche
toute personnelle. Alors « have a break » comme ils
disent dans la pub et rejoignez les pour une soirée de concert
farfelu. Ils seront entre autre le 10 octobre à Montpellier,
le 18 à Grenoble, le 9 novembre à Paris et le 12 à
Bordeaux. Et n’oubliez pas, faites comme ils disent : « danse
dans ton anorak » ! !
Site officiel : www.dionyweb.com
Photo : Renaud Montfourny
Merci à Trema pour la photo …